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Bernard Hopkins refuse de vieillir

À 49 ans, il pourrait écrire une autre page d’histoire samedi contre le Russe Sergey Kovalev

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Photo AFP

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ATLANTIC CITY, NEW JERSEY - Même si le sous-sol de son domicile déborde d’objets soulignant son illustre carrière, l’Américain Bernard Hopkins n’est pas rassasié.

Celui qu’on surnomme «The Alien» (55-6-2) pourrait écrire une autre page d’histoire de la boxe professionnelle, samedi, alors qu’il affrontera le Russe Sergey Kovalev (25-0-1) au Boardwalk Hall.

À 49 ans, il pourrait devenir le plus vieux champion du monde à obtenir trois titres (IBF, WBA et WBO) dans la même catégorie. Du jamais vu dans cette discipline.

«Je suis spécial depuis 1965, l’année de ma naissance, a déclaré Bernard Hopkins, hier. Malgré mon âge, je crois que j’ai encore des choses à prouver et je suis toujours affamé.

«Peu importe l’identité de mon adversaire, je suis en guerre contre lui et ce n’est pas différent avec Kovalev. C’est la façon dont je pense et si ce n’était pas le cas, je ne serais pas avec vous présentement.

«Après tout, je ne suis pas une œuvre de charité.»

De la Hoya : un grand respect

Hier, lors de la conférence de presse, on a assisté à une scène intéressante. Le promoteur de Hopkins, Oscar de la Hoya, a déjà goûté à la médecine de celui qui est maintenant son protégé.

En 2004, Hopkins avait passé le knock-out à de la Hoya, son dernier à ce jour.

«Sa stratégie psychologique te place devant une trappe et à l’époque, ça m’avait pris par surprise, a souligné l’ancien boxeur.

«Affronter Bernard Hopkins est une expérience à laquelle tu ne peux pas te préparer. C’est bien beau de monter sur le ring avec lui, mais il faut savoir comment composer avec sa force mentale.»

Au cours de sa longue carrière, celui qui aura 50 ans en janvier n’a jamais été pris de court entre les câbles.

«Il a toujours des plans A, B, C et même D. Tout est calculé, avec lui», a ajouté l’ancien champion du monde.

Un round en poche

Comme c’est son habitude, Hopkins a remporté la guerre psychologique contre son adversaire devant une centaine de personnes réunies au Ceasars Palace, hier.

Toutefois, étant donné que Sergey Kovalev ne saisit pas encore toutes les subtilités de la langue de Shakespeare, il s’est plutôt attaqué à l’entraîneur du Russe, John David Jackson.

Celui-ci a déjà perdu par K.-O contre Hopkins en 1997 et le vieux renard n’a pas hésité à le lui rappeler.

«Kovalev est l’étudiant de Jackson, a affirmé Hopkins. Comment veut-il avoir le dessus sur moi si son professeur a échoué à son test contre moi?

«John a possiblement montré la vidéo de notre combat à Sergey pour lui montrer mes faiblesses. S’il perd samedi, ce ne sera pas de sa faute.»

Il a aussi écorché la promotrice Kathy Duva au passage. Ce fut du grand art de la part de Hopkins. Par chance, le puissant cogneur ne comprenait pas tout ce que Hopkins disait à son sujet.

Celui qu’on surnomme «Krusher» a plutôt l’intention de faire parler ses poings lorsque la première cloche sonnera vers 22 h 45 samedi soir.


Pendant l’événement interminable présenté par Golden Boy et Main Events, Bernard Hopkins a trouvé une façon de divertir les amateurs présents. Il a sorti de ses poches quatre figurines extraterrestres pour simuler une minipièce de théâtre pendant les allocutions.

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