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Hockey | Canadien

Bourque : la fin de l’espoir

Therrien ne cache pas sa déception à l’endroit de son expérimenté ailier

SPO-Match intra-equipe Canadiens
Photo d'archives Cette saison encore, Rene Bourque a connu un départ difficile.

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Avant le début de la saison, Michel Therrien devait prier en secret pour revoir le Rene Bourque du printemps dernier. Il a maintenant fini d’allumer des lampions pour son énigmatique ailier originaire de Lac La Biche, en Alberta.

Avant le début de la saison, Michel Therrien devait prier en secret pour revoir le Rene Bourque du printemps dernier. Il a maintenant fini d’allumer des lampions pour son énigmatique ailier originaire de Lac La Biche, en Alberta.

Après la difficile victoire de 2 à 1 en tirs de barrage du Canadien contre les Sabres, mercredi à Buffalo, Therrien a parlé comme un entraîneur qui a jeté l’éponge avec Bourque.

«Dans le cas de Rene, on vivait beaucoup d’espoir, a-t-il dit. Surtout après les séries. On espérait que les choses débloquent, mais on constate que ça n’a pas débloqué comme on aurait espéré.

«Dans ce temps-là, il faut prendre des décisions en conséquence.»

Cette première décision se traduisait par un billet pour la passerelle de presse. Therrien a patienté jusqu’au 14e match de la saison pour rayer le nom de Bourque une première fois de sa ­formation.

Départ affreux

Lors du récent voyage du Tricolore dans l’Ouest canadien, Bourque savait déjà qu’il ne disposait plus de beaucoup de corde avec son entraîneur.

«C’est toujours une possibilité que je me retrouve dans les gradins, avait-il déclaré après un entraînement optionnel à Vancouver. Si les gars ne font pas le travail, il y aura des changements. Je ne sais pas quoi dire. J’ai le sentiment de revivre le même scénario que l’an dernier.»

En réalité, Bourque se retrouve dans un scénario encore plus sombre que celui de la dernière saison.

À ses 13 premiers matchs, l’ailier de 32 ans a obtenu seulement deux passes. Il partage également le dernier rang de l’équipe avec Lars Eller, avec un différentiel de -9. Le numéro 17 n’a décoché que 18 tirs et il n’a distribué que 18 mises en échec.

Après 13 matchs l’an dernier, ­l’Albertain avait de bien meilleurs chiffres avec 5 points (4 buts, 1 aide) et un dossier de +1. Il s’était toutefois endormi plus tard dans la saison, forçant ­Therrien à lui faire regarder neuf matchs de la passerelle de presse.

À Sekac de saisir sa chance

Les déboires de Bourque ouvriront logiquement une porte à Jiri Sekac. Face aux Sabres, c’est lui qui se retrouvait au sein du troisième trio aux côtés d’Eller.

Sans connaître une grande soirée à Buffalo, Sekac mériterait d’obtenir une plus longue audition. Après avoir joué les six premiers matchs de l’année où il a marqué un but, le Tchèque de 22 ans s’est retrouvé dans les gradins pour les sept rencontres suivantes.

L’absence de Michaël Bournival, blessé à l’épaule gauche en fin de première période contre les Sabres, créera également un trou à l’attaque.

Logiquement, Travis Moen devrait ­reprendre la place de Bournival.

Bourque gagnera 2,5 millions $ cette ­saison et l’an prochain, mais son salaire est comptabilisé à 3,33 millions sur le plafond salarial de l’équipe.

 
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