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Canadien

Des cérémonies qui ont beaucoup ému les anciens

Lightning de Tampa Bay vs Canadien de Montréal
photo d'archives

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Pendant que Serge Savard et Larry ­Robinson se retrouvaient sur la patinoire aux côtés de leur ami Guy Lapointe, plusieurs autres anciens coéquipiers étaient réunis dans une loge, dont Yvan Cournoyer. L’ex-capitaine n’a pu retenir ses larmes en voyant l’hommage rendu à «Pointu».

«Je suis tellement heureux pour lui, a confié Cournoyer. Tout le monde aime Guy Lapointe. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui ne l’aime pas.»

Savard était ému lui aussi. «J’aurais souhaité que nos trois chandails aient été retirés en même temps en 2006, mais on savait que ça allait arriver un jour pour Guy.»

Mario et sa nouvelle auto...

Les anciens joueurs, ainsi que des amis comme Pierre Plouffe, avaient beaucoup de plaisir à se remémorer les tours que Lapointe a joués à un peu tout le monde.

«Je n’oublierai jamais ce qu’il avait fait comme mauvais coup lorsque j’avais acheté une belle Pontiac Grand Prix à mes débuts avec le Canadien, a raconté Mario Tremblay. J’avais hâte de la montrer aux gars, mais Guy avait subtilisé temporairement mes clés pour aller déplacer la ­voiture dans le garage.

«Pendant trois jours, j’ai cru qu’on avait volé mon auto! J’avais appelé la police et j’avais rédigé un rapport d’assurance. En plus d’avoir été un grand défenseur, il était le champion des joueurs de tours.»

Quand le hockey était un jeu...

Des tours, Lapointe en a en effet joué des centaines. Il a déjà cloué les bottes de Ken Dryden, coupé des lacets, aspergé des tas de gens avec de la poudre de bébé (dont le maire Gérald Tremblay...) et il ­aimait bien enduire sa main de vaseline lorsque venait le temps de saluer les ­dignitaires, dont Pierre Elliott Trudeau.

«On s’amusait en jouant au hockey dans notre temps alors qu’aujourd’hui, c’est ­davantage une business pour les joueurs, a raconté Robinson, entraîneur adjoint avec les Sharks. À notre époque, on passait autant de temps avec nos coéquipiers à l’extérieur de la patinoire qu’à l’aréna. C’était comme une famille.»

Lapointe, recruteur pour le Wild, ne change pas en vieillissant. Il a récemment modifié sa voix au téléphone pour faire croire à Yvon Lambert qu’il avait retrouvé la bague de la coupe Stanley qu’il avait perdue, tout en exigeant un gros montant d’argent comme récompense!

Le mot de la fin revient à Réjean Houle. «Toutes les équipes rêvent d’aligner un ­défenseur d’impact comme un Lapointe, un Savard ou un Robinson. Le Canadien en avait trois en même temps dans les années 1970. On ne reverra plus jamais ça.»

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