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Pow Pow se métamorphose

Pow Pow se métamorphose

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À peine âgée de quatre ans, la structure éditoriale Pow Pow vit sa plus grosse rentrée. En plus du lancement de cinq nouveaux titres, elle s’apprête à conquérir le vaste marché anglophone.

À peine âgée de quatre ans, la structure éditoriale Pow Pow vit sa plus grosse rentrée. En plus du lancement de cinq nouveaux titres, elle s’apprête à conquérir le vaste marché anglophone.

Un programme copieux pour la jeune maison d’édition montréalaise, qui compte déjà 21 titres à son catalogue. Alors que la vaste majorité des éditeurs québécois préfèrent vendre les droits de traduction de leurs titres, l’éditeur Luc Bossé emprunte le chemin inédit de la publication bilingue.

«C’est à la suite d’une discussion avec un collègue, qui m’a d’ailleurs soufflé l’idée, que j’ai décidé de me lancer. Surtout que je n’ai à ce jour reçu aucune offre de traduction anglaise de mes titres, avoue-t-il. Nous vivons dans une culture bicéphale, je trouve tout naturel de traduire moi-même mes titres qui s’y prêtent.»

Les astres semblent s’aligner pour l’éditeur. En effet, il y a quelques semaines à peine, Zviane remportait le Prix Shuster de la meilleure auteure pour l’excellent album Les Deuxièmes. Timing is everything, n’est-ce pas?

POW POW PRESS

Évidemment, un tel projet demande de l’argent. L’aventure anglophone, nommée Pow Pow Press, sera lancée via la plateforme de sociofinancement Kickstarter. Ainsi, For As Long As It Rains de Zviane (Les Deuxièmes), Mile End de Michel Hellman et Vile and Miserable de Samuel Cantin (Vil et Misérable) feront l’objet des premières traductions.

L’objectif à atteindre se chiffre à 20 000$, ce qui permettra de payer l’impression, les frais de traduction, les droits d’auteurs et les frais de service. Si Pow Pow Press atteint 25 000$, elle offrira une traduction de Cousines Vampires de Cathon et Alexandre Fontaine Rousseau. À 35 000$, Apnée de Zviane sera lui aussi traduit dans la langue de Shakespeare.

«Je vois surtout cette offensive web comme une prévente, affirme Luc Bossé. Si l’expérience s’avère concluante, la publication d’auteurs anglophones serait envisageable, à long terme.»

Contrairement à plusieurs créateurs, qui utilisent les plateformes de sociofinancement comme d’autres quémandent dans les rues, Luc Bossé inscrit ce projet dans une démarche éditoriale conséquente, financé jusqu’ici avec ses marges de crédits. La qualité de ses ouvrages, son rayonnement médiatique et ses nombreux prix sont autant de gages du sérieux de l’entreprise. En ce sens, une telle campagne de financement est justifiée.

Association

Autre nouvelle: la mythique maison d’édition française l’Association se joindra à Pow Pow afin de distribuer ses ouvrages en sol québécois. Sous la double entité Pow Pow/L’Asso, Capharnaüm de Lewis Trondheim lancera le nouveau partenariat unique en janvier prochain.


► Pow Pow Press https://powpowpress.com

 

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