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Sociofinancement

Sociofinancement: la voie de l’avenir

De plus en plus d’artistes empruntent cette avenue pour donner vie à leurs projets artistiques

VERONICA MARS
Courtoisie

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Faute de moyens, les artistes se tournent de plus en plus vers des plateformes comme Kickstarter, Indiegogo et Haricot afin d’obtenir les fonds nécessaires à la réalisation de leurs projets. L’avenir de la culture repose-t-il sur la générosité des citoyens?

Faute de moyens, les artistes se tournent de plus en plus vers des plateformes comme Kickstarter, Indiegogo et Haricot afin d’obtenir les fonds nécessaires à la réalisation de leurs projets. L’avenir de la culture repose-t-il sur la générosité des citoyens?

Certes, il existe plusieurs types de subventions destinés aux professionnels qui évoluent dans le monde des arts. Cependant, à une époque où les gouvernements se serrent la ceinture, plusieurs artistes doivent faire preuve de débrouillardise afin d’obtenir l’ensemble des fonds nécessaires à la réalisation de leurs projets.

C’est ce qui amène plusieurs d’entre eux à se tourner vers le sociofinancement. Grâce à des plateformes web comme Kickstarter, Indiegogo et Haricot, les artistes peuvent demander à leur communauté de contribuer directement au financement de leur projet.

Populaire aux États-Unis et en Europe depuis quelques années déjà, la méthode a permis à plusieurs albums, spectacles, films et livres de voir le jour. C’est entre autres le cas du long métrage Veronica Mars de Rob Thomas, financé sur Kickstarter. Le réalisateur québécois Xavier Dolan, quant à lui, s’est tourné vers Touscoprod, plateforme européenne dédiée au cinéma, pour compléter le financement de Laurence Anyways.

Un jeu d’enfant

Même si les formules varient selon les sites, les artistes doivent tout de même respecter certaines balises afin de mener leur campagne à bien.

D’abord, l’utilisateur doit fixer un objectif à atteindre et déterminer combien de temps durera sa campagne. Ensuite, il doit présenter son projet grâce à une vidéo promotionnelle, des photos et des textes explicatifs.

Il peut également, selon le type de campagne choisi, établir la liste des récompenses qu’il offrira aux internautes en échange de leurs contributions. Par exemple, un musicien peut décider, pour la somme de 10 $, de donner son album dans sa version téléchargeable. Pour 500 $, certains iront même jusqu’à offrir un concert privé. Les possibilités sont infinies.

Une expérience à répéter

Bien que les plateformes imposent des frais à leurs usagers, la méthode demeure tout de même avantageuse. En général, les sites qui ont hébergé un projet touchent une cote de 5 % sur le montant amassé.

L’auteur-compositeur-interprète Marc-Antoine Larche n’a que de bons mots pour les plateformes de sociofinancement. Grâce à sa campagne Indiegogo, l’artiste a pu lancer, en février 2014, son premier album intitulé Les petits effondrements.

«Ma campagne a permis de financer le mastering et l’impression de mon album, a raconté l’artiste qui, en six mois, a récolté 3425 $, soit 1000 $ de plus que l’objectif qu’il s’était fixé. Ç’a été vraiment avantageux pour moi.»

Le secret du succès d’une campagne, selon lui, repose sur les offres proposées au public en échange du montant qu’on lui suggère d’investir. Il croit également qu’il est important de bien expliquer aux gens à quoi servira leur argent s’ils décident de contribuer au projet.

«C’est certain que la famille et les amis ont contribué à la campagne, mais on finit rapidement par joindre d’autres personnes, a-t-il expliqué, précisant qu’il avait lui-même financé plusieurs projets, dont une tournée de Martha Wainwright. Il faut vraiment voir cet exercice comme une campagne de publicité.»

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