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Justice

Elle redoute le meurtrier de son frère

Un documentaire présente l’homme comme suspect dans d’autres disparitions

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Photo Le Journal de Montréal, Amélie St-Yves Sylvie Beaudoin n’a toujours pas accepté que le meurtrier de son frère ait été jugé au tribunal de la jeunesse.

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TROIS-RIVIÈRES | L’assassin du frère de Sylvie Beaudoin est libre comme l’air et se promène dans les rues de Trois-Rivières. Et comme si ce n’était pas assez de risquer de le croiser à tout moment, voilà que le film Novembre 1984 le suspecte d’être lié à d’autres disparitions d’enfants.

TROIS-RIVIÈRES | L’assassin du frère de Sylvie Beaudoin est libre comme l’air et se promène dans les rues de Trois-Rivières. Et comme si ce n’était pas assez de risquer de le croiser à tout moment, voilà que le film Novembre 1984 le suspecte d’être lié à d’autres disparitions d’enfants.

Le corps de Marc Beaudoin, 12 ans, a été retrouvé dans la cour de l’école Saint-Bernard de Shawinigan le 8 novembre 1975.

Il avait reçu 31 coups de couteau, dont 17 étaient mortels.

L’assassin, alors âgé de 16 ans, a été condamné et envoyé à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal pendant quatre ans.

Depuis sa sortie, il a été reconnu coupable de plusieurs agressions sexuelles sur de jeunes garçons.

Selon l’hypothèse avancée par le film Novembre 1984, il serait lié à d’autres crimes.

«Qu’il ait été mineur ou pas au moment des faits, je m’en balance comme de l’an 40! Ça fait vraiment mal. Il a fait souffrir mon frère et d’autres enfants», de clamer Mme Beaudoin.

De retour en Mauricie


Vers le milieu des années 1990, le meurtrier est revenu vivre en Mauricie.

Depuis, il a fait les manchettes à plusieurs reprises pour des histoires d’agression et de séquestration.

Il a été déclaré délinquant sexuel en 2010. Il avait alors séquestré un enfant de 11 ans et l’avait agressé juste à côté de l’endroit où la fille de Sylvie Beaudoin allait glisser l’hiver.

«Ça aurait pu être ma propre fille», a-t-elle déploré. L’agresseur a alors été condamné à 20 mois de prison.

Mme Beaudoin plaide pour que le registre des délinquants sexuels soit accessible au public, pour se protéger et non pour se faire justice soi-même.

«Il y a des gens qui sont payés pour faire la justice.»

Cédrika


Lorsque Cédrika Provencher a disparu, en 2007, Sylvie Beaudoin a immédiatement pensé à l’assassin de son frère.

«Je savais qu’il demeurait dans ce coin-là.» Les policiers tentent toujours d’élucider cette disparition.

Sylvie Beaudoin était âgée de 13 ans lorsque son frère a été assassiné.

Elle n’a jamais fait la paix avec ces événements. «On nous a volé notre adolescence.»

Elle se souvient qu’à la suite de l’assassinat de Maurice Viens à Montréal, le 1er novembre 1984, le meurtrier de son frère avait été soupçonné, puis relâché faute de preuves.

Cette histoire est la trame de fond du film Novembre 1984.

 
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