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Environnement | Récupération

Le recyclage fait le tour du monde

52% du contenu du bac vert des Québécois est recyclé à l’extérieur du pays, parfois aussi loin qu’en Inde

Centrer de tri chinois

Récupération, recyclage, Cascades
Photo Courtoisie Une bonne partie du papier et du carton récupéré au Québec est traitée en Asie.

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Plus de la moitié de ce que les Québécois mettent dans leur bac vert est traité à l’extérieur du Québec, parfois aussi loin qu’en Asie et au Moyen-Orient.

Plus de la moitié de ce que les Québécois mettent dans leur bac vert est traité à l’extérieur du Québec, parfois aussi loin qu’en Asie et au Moyen-Orient.

Ce sont exactement 52% des matières recyclables québécoises qui échappent aux conditionneurs et recycleurs d’ici, indique le plus récent bilan de Recyc-Québec.

Vendues directement à des acheteurs hors Québec ou à des courtiers qui font affaire pour la plupart à l’étranger, ces matières premières disparaissent ainsi de l’économie québécoise sans laisser de traces.

«Les sacs en plasti­que, par exemple, ça s’en va en Inde ou en Afghanistan», indique Karel Ménard, le directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED).

Pourtant, ces dérivés du pétrole ne sont pas des rebus, mais de la matière première qui vaut son pesant d’or, insiste M. Ménard. Les sacs en plastique valent par exemple 140 $ à 150$ la tonne sur les marchés mondiaux. Et pour cause, recycler un seul kilogramme de film ou de sac en plastique équivaut à économiser 800 g de pétrole brut.

Pour M. Ménard, traiter ces matières localement permettrait à la fois de créer des emplois et de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) que génère leur transport autour du globe.

Québec en réflexion

C’est un des enjeux sur lequel se penchera le tout nouveau comité-conseil sur les matières résiduelles lancé hier par le ministre de l’Environnement David Heurtel.

Ce comité d’experts devra faire ses recommandations au ministre dans un an. D’ici là, M. Heurtel a annoncé hier un investissement de 6 M$ pour réduire la quantité de matières résiduelles éliminées.

«Le programme de réduction à la source pourra financer des projets innovateurs en écoconception, en réemploi de produits et en fabrication de produits à base de contenu recyclé», a indiqué le ministre. Il a du même coup souligné l’importance de ces projets pour la réduction des émissions de GES et la lutte contre les changements climatiques, mais aussi pour l’économie.

 
De plus en plus d’exportation
52 %
des matières vendues dans les centres de tri en 2012 n’étaient pas traitées par des conditionneurs et recycleurs québécois, contre 49% en 2010 et 30% en 2008.
En 2012, les courtiers et acheteurs étrangers ont mis la main sur:
60 %
du papier et du carton
50 %
du plastique
10 %
du métal
Source: RECYC-QUÉBEC
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