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Grand ménage complété

Canadiens de Montréal match intra-équipe CAHIER CANADIEN
photo d’archives Il serait étonnant que Michel Therrien tienne à revoir Rene Bourque, même s’il retrouvait son intensité et sa passion du jeu à Hamilton.

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Marc Bergevin a choisi la semaine en cours pour procéder à l’enlèvement du bois mort qui restait dans le vestiaire de son équipe. Bon, d’accord, Sergei Gonchar n’est pas un poulain du printemps, mais les départs de Rene Bourque et de Travis Moen complètent un long ménage que Bergevin a commencé à la fin de la saison dernière.

Marc Bergevin a choisi la semaine en cours pour procéder à l’enlèvement du bois mort qui restait dans le vestiaire de son équipe. Bon, d’accord, Sergei Gonchar n’est pas un poulain du printemps, mais les départs de Rene Bourque et de Travis Moen complètent un long ménage que Bergevin a commencé à la fin de la saison dernière.

En l’espace de cinq mois, le directeur général du Canadien s’est départi de neuf vétérans qui n’exerçaient plus un grand impact dans sa formation.

Les premiers à partir ont été Daniel Brière, Brian Gionta, Josh Gorges, Douglas Murray et George Parros. Francis Bouillon et Peter Budaj ont quitté à leur tour à la fin du camp d’entraînement et voilà que Rene Bourque et Travis Moen viennent de disparaître.

Bourque ne reviendra pas

Michel Therrien a fait montre de délicatesse dans le cas de Bourque en disant qu’on pourrait le revoir à

Montréal s’il retrouvait l’intensité et la passion qu’il a affichées dans les séries du printemps dernier.

C’est le problème de Bourque depuis toujours. S’il joue avec la rage au cœur, comme il serait censé le faire avec les Bulldogs de Hamilton, ce sera avec l’intention d’inciter une autre équipe que le Canadien à s’intéresser à lui. On ne voit pas comment il voudrait rejouer sous les ordres de Therrien.

Pas sûr non plus que Therrien tienne à le revoir.

Le divorce entre les deux hommes semble bel et bien consommé. Il paraît que Bourque voulait sortir de Montréal la saison dernière.

Ne pensez-vous pas que Bergevin a tenté de profiter des succès de Bourque dans les séries pour l’échanger au cours de l’été?

Il avait certainement essayé de refiler Travis Moen à une autre organisation avant de trouver preneur à Dallas.

Erreur à demi réparée

En échangeant Moen, Bergevin a réparé en partie l’erreur qu’il avait commise de lui accorder un contrat de quatre ans à son arrivée avec le Canadien. Moen montrait déjà des signes d’usure et le temps n’a pas arrangé les choses. Il reste une autre année à son entente.

Les joueurs comme Moen ne connaissent pas des carrières de 20 ans. Jouer de façon physique use son homme.

Parlez-en à Steve Bégin.

Quant à Gonchar, il a franchi le cap de la quarantaine, mais il en est à la dernière saison d’une entente de deux ans qu’il avait signée avec les Stars.

De plus, son ancienne équipe absorbera 400 000 $ du salaire qu’il lui reste à percevoir sur les cinq millions qu’il encaissera cette saison. Il pourrait donner un coup de main à l’attaque à cinq du Canadien, qui ne fait peur à personne depuis le début de la saison.

En avance sur l’an dernier

Le Tricolore ne se portera pas plus mal avec sa présence. On voit bien que, contrairement à ce que certains craignaient au début, que les départs de Gionta et de Gorges ne nuisent en rien au Canadien.

Certes, tout est loin d’être parfait.

L’équipe éprouve de la difficulté à marquer des buts et elle en accorde trop. Mais avant son match d’hier soir contre Winnipeg, elle était en avance de cinq points sur sa récolte de la saison dernière, après 15 rencontres.

Et, P.K. Subban avait connu plus de bas que de hauts jusque-là.

Bergevin suit son plan de rebâtir à l’interne. Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher ont fait le saut avec le grand club à ses débuts aux commandes.

L’échange de Moen profitera à Michaël Bournival à son retour au jeu. Jiri Sekac a pris la place de Bourque.

Du côté des défenseurs, Jarred Tinordi et Nathan Beaulieu ne progressent pas au rythme souhaité par les dirigeants de l’équipe.

Ça va demander encore un certain temps et de la patience. Mais le Canadien peut penser qu’un plus bel avenir s’offre à lui avec Tinordi et Beaulieu.

Il ne pouvait espérer faire de grands pas avec tous les vétérans qu’il a laissés partir. Oui, il y a encore beaucoup de travail à faire, mais ça augure mieux qu’il y a trois ans.

 

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