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Musique

Les meilleurs moments... en instrumental

98t/12/huty/10690/15
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Un entrefilet annonçant cette parution il y a quelques semaines, quelques explications de David Gilmour précisant la nature du répertoire de ce nouveau cd inédit hors catalogue et une mise au point, expression d’une mesquinerie prévisible de Roger Waters.

Un entrefilet annonçant cette parution il y a quelques semaines, quelques explications de David Gilmour précisant la nature du répertoire de ce nouveau cd inédit hors catalogue et une mise au point, expression d’une mesquinerie prévisible de Roger Waters.

Cet album consiste dans un recyclage de fragments sonores, d’intuitions et pistes musicales enregistrées en studio, mais rejetées lors de la sélection finale du répertoire de The Division Bell (1994).

Un ingénieur du son et archiviste a exhumé et édité une série de maquettes qu’il a présentées au batteur Nick Mason. Ce dernier s’est mis au travail en réactualisant et en articulant une séquence qui pouvait suggérer une orientation musicale plausible et acceptable, tant pour Gilmour que pour les fans de longue date.

Un problème de taille cependant: les pistes récupérées s’avèrent essentiellement des fragments sonores ou improvisations inachevées de Rick Wright aux claviers. Mason a présenté alors certaines maquettes, avec de nouvelles pistes à la batterie, à Gilmour qui de réticent au départ s’est finalement laissé gagner à un concept, en hommage à la contribution de Rick Wright à l’œuvre du groupe.

Un pied de nez additionnel aussi à Waters, largué sans l’ombre d’un remords.

D’où un album de 18 pistes instrumentales, dont une seule chanson, Louder Than Words, l’adieu aux armes. On y revisite une bonne partie des meilleurs moments de leurs albums où d’entrée de jeu les deux premières pièces Things Left Unsaid et It’s What We Do rappellent Wish You We Were Here; Anisina, Us and Them; Sum, Time; Skins, Ummagumma. Nostalgiques et dévots vont y trouver leur compte. Mais cela semble parfois tomber dans l’exercice de style, non sans un humour typiquement britannique (On Noodle Street).

Le mot de la fin, Louder Than Words, n’hésitant nullement à référer aux querelles passées, ponctué d’un solo à la Comfortably Numb, sonne l’heure de la retraite pour Gilmour. Avec raison. Pour en finir avec l’art d’apprêter les restes.

 

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