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Eliane Gamache Latourelle | La jeune millionnaire

Quand on est millionnaire à 30 ans

Eliane Gamache Latourelle

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À 30 ans, Eliane Gamache Latourelle est millionnaire. Pharmacienne de profession, elle s’est bâti un petit empire : «Mon père était si angoissé financièrement que nos seules vacances se résumaient à louer une chambre pendant trois jours à Mirabel pour regarder les avions décoller (...) Je me suis dit que jamais je ne serais esclave de l’argent, comme mon père l’avait été», explique la blonde célibataire, qui raconte son parcours dans le livre La jeune millionnaire, coécrit avec Marc Fisher.

À 30 ans, Eliane Gamache Latourelle est millionnaire. Pharmacienne de profession, elle s’est bâti un petit empire : «Mon père était si angoissé financièrement que nos seules vacances se résumaient à louer une chambre pendant trois jours à Mirabel pour regarder les avions décoller (...) Je me suis dit que jamais je ne serais esclave de l’argent, comme mon père l’avait été», explique la blonde célibataire, qui raconte son parcours dans le livre La jeune millionnaire, coécrit avec Marc Fisher.

Vous avez 30 ans et vous êtes millionnaire. Qu’est-ce qui vous a incitée à raconter votre histoire dans le livre La jeune millionnaire?

Beaucoup de gens me disaient que j’avais changé leur vie. Que grâce à moi, ils faisaient enfin ce qu’ils aimaient et que je leur avais permis de passer à l’action. Au fil du temps, j’ai constaté que j’avais ce petit pouvoir magique de persuasion pour que les gens réalisent enfin leur rêve. En raison de leurs peurs, beaucoup n’osent pas avancer. Je veux être une inspiration pour les jeunes et pour tous ceux qui ont des ambitions. D’autre part, il y a peu de modèles féminins de réussite d’affaires auxquels les jeunes peuvent s’identifier, alors je ne voulais pas attendre à 60 ans pour raconter mon parcours et en inspirer d’autres.

Êtes-vous riche au point de pouvoir prendre votre retraite maintenant?

Je pourrais le faire, car je suis capable d’investir et de faire fructifier mon argent. Mais à 30 ans, je n’ai pas envie d’arrêter. Mon but ultime est de faire le plus d’argent possible pour réinvestir dans des causes qui me tiennent à cœur. Pour avoir une société en santé, il faut investir auprès des jeunes, et je veux aider les jeunes entrepreneurs à se lancer en affaires. Je m’intéresse également à la culture. Je veux changer le modèle d’affaires actuel pour que la culture québécoise survive, qu’elle soit profitable et qu’on puisse aussi en vivre.

À l’âge de 10 ans, vous vous étiez promis de devenir millionnaire et vous l’êtes devenue.

Vers 4 ou 5 ans, j’avais entendu mon oncle Normand Latourelle, anciennement du Cirque du Soleil et fondateur de Cavalia, dire qu’il était millionnaire. Ça m’avait frappée. Je savais qu’il n’était parti de rien et je me suis alors dit que tout était possible et que je ferais de même. Même si mon père était pharmacien, mes parents se sentaient vulnérables financièrement. Alors, toute petite, je me suis dit qu’un jour, je serais assez riche pour qu’ils ne s’en fassent plus jamais avec l’argent. Enfin, je voulais être libre de mon temps et avoir l’argent pour faire tout ce qui me plaisait dans la vie et j’ai réussi.

Vos parents étaient à ce point inquiets par rapport à l’argent?

Tout ce que mon père faisait était de travailler des centaines d’heures par semaine. Mon père était si angoissé financièrement que nos seules vacances se résumaient à louer une chambre pendant trois jours à Mirabel pour regarder les avions passer. On profitait également de la piscine avec ses palmiers de plastique, en tentant de croire que nous étions bel et bien en voyage dans le sud. Rapidement, je me suis dit que jamais je ne serais esclave de l’argent comme mon père l’avait été, et que j’allais prendre les moyens pour devenir riche.

Vous avez aussi connu des déceptions dans votre enfance qui ont forgé votre caractère.

J’ai adoré mes parents, mais ils me faisaient souvent des promesses en l’air, et ça m’a effectivement énormément déçue. Que ce soit pour les cours de tennis que je n’ai jamais suivis, un déménagement qui n’a jamais eu lieu, un bon repas promis qui se finissait par une toast dans mon assiette... Bref, je me suis dit très jeune que j’allais devenir indépendante, que jamais je ne serais déçue et que j’aurais la vie que j’ai souhaitée.

Avez-vous toutefois rencontré des épreuves au cours de votre parcours?

Il y a 3-4 ans, j’ouvrais ma première pharmacie. J’étais débordée, fatiguée, et je suis devenue enceinte. Tout devait être parfait, mais quand j’ai montré le test de grossesse à mon chum, il m’a tout de suite dit que je devais me faire avorter. Je l’ai fait après maintes réflexions, mais ça a été toute une épreuve pour moi. J’ai eu beaucoup de peine, car j’avais cru les paroles de mon chum. Il me disait que nous étions amoureux, que je pouvais tomber enceinte, qu’il serait là, mais au moment fatidique, il a eu peur et rien n’était plus pareil. C’est là que j’ai compris que les gestes étaient plus importants que les paroles, et que de mon côté, j’allais toujours respecter mes engagements. Évidemment, envahie par un sentiment de tristesse, les affaires allaient moins bien puis, éventuellement, les choses sont rentrées dans l’ordre.

Faut-il une dose de courage pour parler ouvertement d’un avortement comme vous le faites?

Ma motivation est justement que personne n’ose le faire. J’ai toujours dit la vérité, et je n’ai jamais eu peur du jugement d’autrui, contrairement à bien des femmes qui vivent l’avortement dans l’isolement. Par ma propre expérience, j’ai voulu montrer que de passer à travers une telle épreuve n’est pas banal. C’est un libre choix, mais la décision est très difficile à prendre. Et il faut en parler pour que les femmes puissent vivre plus facilement avec leur décision.

Une autre épreuve est la mort de votre père, décédé du cancer en 2013.

C’est exact. Je l’ai vécue très difficilement. Mais avant sa mort, il m’a transmis une belle leçon de vie.

Il m’a légué son journal intime où il m’écrivait que malgré tous les millions, le travail, le succès, la valeur la plus importante était celle de l’amour. Mon père a constaté qu’il avait travaillé toute sa vie pour combler son insécurité mais qu’il était passé à côté de l’essentiel. Cela a influencé ma façon de travailler. Maintenant, je me concentre que sur les aspects de ma carrière qui m’intéressent. Je fais ce que j’aime, tout est amour...

Et aujourd’hui, à quoi ressemble votre vie?

J’habite dans un magnifique penthouse que je loue dans le Vieux-Montréal. J’ai la liberté de faire mes propres horaires, et je mange tous les soirs dans de bons restaurants. Il m’arrive de partir à Paris ou à Vegas, trois jours en classe affaires pour aller souper avec un ami. Je me rends à Québec en jet privé. Je conduis une Audi S5 et je viens de m’acheter un VUS de Porsche. Je peux engager des chefs qui cuisinent pour moi et mes amis. J’ai un styliste, des entraîneurs privés et je me fais masser trois fois par semaine. J’espère avoir un jet privé d’ici mes 40 ans, une Ferrari ou une Lamborghini dans un proche avenir. Cette année, j’espère recourir au service d’un chauffeur, car je perds trop de temps en conduisant. Mais pour le reste, je suis une fille simple. Mon bonheur passe par les gens et les moments qui me font vivre des émotions.

 

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