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Panthéon des sports

Une grande fierté pour Julien et Corbin

Denyse Julien.
Photo Jocelyn Malette / Agence QMI Denyse Julien.

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TERREBONNE – La joueuse de badminton Denyse Julien et le canotier Serge Corbin se sont distingués pendant quelques décennies, sans susciter trop d’attention. Leur intronisation au Panthéon des sports du Québec, mercredi, constitue le retour du balancier.

Cette récompense est à leurs yeux une source de fierté couronnant des années et des années de travail sans relâche. Même s’ils ont évolué loin des réflecteurs, leurs accomplissements n’en sont pas moins importants.

D’ailleurs, Corbin a remporté la Classique internationale de canots de la Mauricie, la compétition la plus prestigieuse de son sport, 26 fois!

«Ça me fait un petit velours et tant mieux si cet honneur aide la relève, car on en a besoin, a dit celui dirigeant une compagnie de fabrication artisanale de canots. Mon frère a été mon mentor, il m’a appris à gagner dès l’âge de 13 ans dans mon patelin de Cap-de-la-Madeleine. Après ça, je n’avais rien d’autre que la victoire en tête!»

Et quel est le secret de la longévité du «Roi de la rivière»?

«Je m’entraînais seul, durant quatre ou cinq heures par jour. Maintenant, les jeunes d’aujourd’hui ont d’autres sports de prédilection et certains ne veulent pas sacrifier leur vie sociale pour la compétition», a-t-il ajouté.

«La drop à Denyse»

Pour sa part, Julien a accumulé les médailles lors de sa glorieuse épopée de près de 30 ans: elle a notamment grimpé sept fois sur le podium lors des Jeux du Commonwealth, obtenant l’argent cinq fois et le bronze à deux reprises. Cependant, son meilleur souvenir vaut plus cher que de l’or.

«C’est sans contredit les Olympiques de Barcelone en 1992, mes premiers Jeux à vie. Mon sport venait d’être homologué et j’avais fini 12e en simple, mais je n’ai pas de regrets», a déclaré celle qui est entraîneuse dans un club privé.

Julien a aussi participé aux Jeux de 1996, à Atlanta, et 2004, à Athènes.

«Cet hommage est quelque chose que je convoitais, a avoué Julien. Je ne savais seulement pas quand ça allait arriver.»

Pour les intéressés, la native de Rouyn-Noranda utilisait une arme de prédilection sur la surface de jeu: une feinte que plusieurs ont surnommée la «drop à Denyse».

«En fait, je m’élançais pour un smash, mais j’arrêtais au milieu du mouvement pour faire un amorti; j’ai déjoué des championnes du monde avec ça, a-t-elle expliqué. Mais avant tout, c’est mon jeu au filet qui m’aidait.»

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