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Carrefours jeunesse-emploi

Fin de l’aide humanitaire de Québec

Les programmes de voyages humanitaires touchés par les mesures d’austérité

Le ministre de l’Emploi, François Blais.
Photo Archives / AGENCE QMI Le ministre de l’Emploi, François Blais.

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Les programmes de voyages humanitaires offerts par les carrefours jeunesse-emploi (CJE) ne seront plus financés par Québec.

«Dans le contexte actuel, ce n’est pas notre mission de financer les voyages humanitaires», a affirmé jeudi le ministre de l’Emploi, François Blais.

«Moi, je ne veux pas financer ça», a-t-il ajouté. Durant la période de questions, M. Blais soulignait que «la priorité» de son gouvernement n’était pas «d’envoyer des gens en Afrique», mais de trouver des «emplois pour les jeunes». Il a expliqué aux journalistes que ce genre de voyages était organisé, entre autres, par le CJE de Charlesbourg.

Il sait «d’expérience personnelle» que d’autres CJE ont aussi ce genre de pratiques.

Manque de transparence

Le ministre déplore toutefois que la reddition de compte de ces organismes financés à plus de 70 % par l’État ne rende pas compte des activités.

Il souhaite, dans la réforme à venir, les forcer à recentrer sur leurs activités, sur leur mission «prioritaire», soit trouver des emplois aux jeunes. Les carrefours devront d’ailleurs donner davantage d’informations sur leurs activités au ministère.

«J’ai toujours encouragé les voyages à l’étranger, mais pas avec l’argent de l’État», a affirmé le ministre.

«On finance plus de 300 organismes d’aide à l’employabilité, pour les femmes, les anciens détenus par exemple. On leur demande de rencontrer un certain nombre de personnes par année, et de faire le suivi. On veut normaliser les carrefours jeunesse par rapport à ça», a expliqué M. Blais.

Le ministre soutient que l’enveloppe du ministère destiné aux CJE, soit 45 millions $, ne sera pas amputée. Reste que plusieurs carrefours estiment qu’ils perdront une bonne partie de leur clientèle avec leur changement de vocation. Ils n’accueilleront que les jeunes chômeurs ou assistés sociaux, et ne s’occuperont plus des étudiants.

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