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Succession d’Abdou Diouf

Michaëlle Jean favorite

Plusieurs observateurs la voient à la tête de la Francophonie

Michaëlle Jean a une vision résolument économique de la Francopho­nie. Elle est allée à la rencontre des Asiatiques, qui se tournent de plus en plus vers les marchés francophones émergents comme l’Afrique.
Photo d'archives Michaëlle Jean a une vision résolument économique de la Francopho­nie. Elle est allée à la rencontre des Asiatiques, qui se tournent de plus en plus vers les marchés francophones émergents comme l’Afrique.

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Michaëlle Jean s’impose dans la course à la succession d’Abdou Diouf et a de bonnes chances d’être couronnée à la tête de la Francophonie dans deux semaines, selon divers observateurs.

«Plus les jours passent, plus il est évident qu’un seul candidat fait consensus face à tous les autres», opine Isidore Kwandja Ngembo, politologue et blogueur dans différents médias.

Le journal sénégalais Le Quotidien lui donne également l’étiquette de «favorite» dans un portrait élogieux. Michaëlle Jean est à la fois une «femme du Nord et du Sud, du Canada et d’Haïti», qui incarne donc une «diversité et transpire le multiculturalisme francophone».

Engagée dans le sprint final de ce marathon de plusieurs mois, dont l’issue sera connue au Sommet de Dakar, au Sénégal, l’ex-gouverneure générale du Canada poursuit son opération séduction en... Asie. Elle effectue actuellement une tournée pour mousser sa candidature dans trois pays membres votants où vivent un peu moins de 1,2 million de francophones: le Laos, le Vietnam et le Cambodge.

Elle est la seule, parmi les cinq candidats au poste de Secrétaire général de l’OIF, à avoir visité tous les continents dans le cadre de sa campagne. «J’ai mis beaucoup l’accent sur l’Afrique, sur l’Europe centrale, puis sur la France. Mais la Francophonie, c’est la diversité. Nous sommes sur cinq continents et l’Asie compte aussi», a-t-elle insisté en entrevue avec Le Journal.

Aux frais de l’État

Le Canada, qui appuie sa candidature, a financé la plupart de ses déplacements et a mis à sa disposition des ressour­ces dans les pays qu’elle a visités dans les derniers mois. La Presse révélait récemment que ses frais de déplacement s’élevaient à 35 000 $, un montant préliminaire.

«Si le Canada, le Québec et le Nouveau-Brunswick décident d’appuyer une candidature pour la Francophonie, il est tout à fait normal et cohérent que le gouvernement lui assure un appui financier», plaide-t-elle, ajoutant que ses dépenses sont «tout à fait raisonnables».

 

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