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Retour d’Okoumé

Painchaud retrouve ses vieux chums

Jonathan Painchaud.
Photo Ben Pelosse / Agence QMI Jonathan Painchaud.

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Jonathan Painchaud a renoué avec ses vieux chums d’Okoumé, vendredi soir au Club Soda, à l’occasion de son spectacle-anniversaire 40 ans de vie, 20 ans de bruit, présenté dans le cadre du festival Coup de coeur francophone.

Visant à célébrer à la fois son quarantième anniversaire de naissance et ses deux décennies de musique sur les scènes du Québec, le spectacle a permis à l’auteur-compositeur-interprète madelinot de revisiter son matériel solo et le catalogue de succès assez bien garni de son ancien groupe Okoumé, réuni sur une scène pour la première fois en 12 ans.

«Alright! Vous êtes fébriles, vous autres?» a-t-il lancé à la foule, avant d’accueillir ses ex-comparses Hugo Perreault, Michel Duguay, Éric Gosselin et son frère Éloi, sous une nuée d’applaudissements.

Malgré un léger manque de synchronisme en début de prestation, sur Cheval de fer et Son rire, Okoumé a réussi à transmettre son énergie contagieuse à l’ensemble des spectateurs qui, tout sourire, ont chanté les paroles des chansons, parfois même jusqu’à enterrer la voix de Jonathan Painchaud.

Invité spécial inattendu

Rapidement, l’harmonica hurlante de son frère Éloi Painchaud a pris le devant de la scène, culminant sur l’hymne engagé Le bruit des origines et, évidemment, l’incontournable Dis-moi pas ça, premier succès commercial du groupe paru en 1997.

Même s’il a préféré laisser parler la musique, Jonathan Painchaud s’est tout de même permis quelques interventions empreintes de nostalgie, notamment lorsqu’il a accueilli l’invité-surprise de la soirée.

«La première fois qu’on a joué sur un vrai stage [...] pis là, j’parle pas d’un show au Peel Pub entre deux concours de calage de pichets [...] J’parle d’un vrai stage ! C’était au Spectrum, en première partie de notre prochain invité, un gars qui vient de la même place que nous autres [...] Kevin Parent !» a-t-il lancé, très enthousiaste, avant de chanter «À l’enfant que j’aurai», en trio avec le chanteur gaspésien et la foule effervescente.

Signe que le groupe originaire de Québec lui avait (beaucoup) manqué, la foule a d’ailleurs scandé «Okoumé» à répétition pendant de longues secondes au rappel. Une fois revenus sur scène, les membres du groupe semblaient très touchés. «Même si on n’a pas dormi pendant une couple de nuits, vivre ça à soir, avec vous autres, ça vaut la peine... Ça fait du bien», a confié Jonathan Painchaud, émotif.

Un début bien rodé

En première partie, le chanteur et guitariste a pigé à bon escient à travers les pièces de ses quatre albums solo. Tout d’abord accompagné par le groupe country les Mountain Daisies, il a livré des versions revigorées de quelques chansons de son quatrième album Mon cœur collé au tien, paru l’an dernier, ainsi qu’une interprétation vive et énergique de C’est la vie, chanson de son premier album qu’il n’avait pas joué depuis longtemps.

«Tout ça a commencé y’a 20 ans sur la terrasse Dufferin, à côté du Château Frontenac. J’venais d’une famille d’artistes, donc modeste. Plutôt que d’me pogner une job dans un gaz-bar, j’ai pogné ma guitare pis chu allé faire un tour devant la statue de Frontenac», a-t-il raconté à son public avant d’enchaîner avec Le Kid, chanson qui raconte ses débuts de musicien dans les rues de la capitale.

Un peu timide au début, la foule s’est décoincée au son des pièces les plus connues du répertoire de Painchaud : Laisse-toi pas détruire, Les vieux chums et, surtout, Pousse pousse, chantée d’un même accord.

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