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CAQ | Réactions

«Une campagne ratée»

Les pubs de la CAQ font fausse route, disent des experts

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Photo capture d’écran La nouvelle campagne publicitaire de la Coalition avenir Québec mettant en évidence des enfants est mal perçue par des experts en communication.

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Des professeurs en communication dénoncent la maladresse de la nouvelle campagne de publicité de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a soulevé la controverse sur les réseaux sociaux en fin de semaine.

Des professeurs en communication dénoncent la maladresse de la nouvelle campagne de publicité de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a soulevé la controverse sur les réseaux sociaux en fin de semaine.

«C’est sûr que c’est une campagne qui a été très mal conçue. Le message était de mauvais goût et génère beaucoup de fausses perceptions», considère Robert Bernier, professeur en marketing social et politique à l’École nationale d’administration publique.

La CAQ a dévoilé sa nouvelle campagne publicitaire dans le but de souligner sa troisième année vendredi.

On y voit des enfants devant une bicyclette ou un autobus avec le slogan «Il y a toujours une première fois».

Il n’a fallu que quelques minutes pour que les commentaires se multiplient sur la Toile, certains voyant là une connotation à caractère sexuel.

«De très mauvais goût. Devrait être retiré immédiatement», indique une internaute sur la page Facebook de l’organisation. «Douteux comme pub», dit un autre.

Pour les spécialistes en communication, la CAQ a fait fausse route. «Dans le contexte actuel, où il y a une dénonciation des agressions sexuelles un peu partout, ce n’est vraiment pas le moment de lancer des campagnes où il peut y avoir la moindre allusion à ces sujets-là, ne serait-ce qu’involontairement», considère Guy-Antoine Lafleur, professeur à la retraite en Sciences politiques de l’Université Laval.

Selon lui, François Legault devrait admettre son erreur et retirer sa publicité pour éviter de se tirer dans le pied.

Cibler les familles

Thierry Giasson, chercheur en communication politique de l’Université Laval l’invite plutôt à s’expliquer rapidement pour rectifier le tir.

Le chercheur comprend les intentions du parti à travers la campagne.

«On voit quand même à travers leurs publicités qu’ils ciblent leur clientèle, c’est-à-dire les jeunes familles de la classe moyenne qui vivent probablement en banlieue. Ils veulent montrer que le parti grandit et qu’il passe lui aussi par toutes les étapes de la vie», explique-t-il.

Il n’empêche que, selon lui, le parti s’y est mal pris.

«On est en présence d’une campagne ratée. Il y a clairement un problème de lecture entre la stratégie politique et le message qui est décodé par les gens», dit-il.

La CAQ a refusé de faire des commentaires.

Elle trouvait toutefois très inquiétant de voir que des gens détournaient la campagne publicitaire pour évoquer des motifs pédophiles.

 

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