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Harcèlement

« Blessées », les deux députées du NPD ne portent pas plainte

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Daniel Mallard/JOURNAL DE QUEBEC La whip du NPD, Nycole Turmel

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Le Bureau de la régie interne amorce ses travaux mardi en vue de doter la Chambre des communes d’une politique contre le harcèlement, mais les deux présumées victimes du NPD n’ont pas l’intention de porter plainte.

Le comité dirigé par le président de la Chambre des communes et composé d’élus de tous les partis a été saisi de cette affaire, après que Justin Trudeau a suspendu deux députés du caucus libéral pour comportement inapproprié à l’endroit des deux néo-démocrates.

La whip du NPD, Nycole Turmel, fait valoir que les deux présumées victimes, dont l’identité n’a pas été révélée, sont encore «blessées» par la tournure des événements.

«Pour le moment, elles sont à se guérir elles-mêmes, disons cela», a indiqué Mme Turmel. «Ce qu’elles ont vécu ne leur donne pas le goût d’aller plus loin. Parce qu’elles ont voulu bien faire, elles ont voulu expliquer leur situation et, après ça, les noms des députés (libéraux) sont devenus choses publiques, en plus d’une chasse aux sorcières pour essayer de trouver les personnes. [...] Si, un jour, elles sont prêtes à parler, bien, ce sera leur décision», a-t-elle poursuivi.

Sans plainte formelle, le Bureau de la régie interne ne pourra faire enquête sur les allégations qui planent sur les deux députés suspendus, Massimo Pacetti et Scott Andrews. Le Parti libéral du Canada reste néanmoins favorable à la mise en place d’un processus qui tiendra compte des questions de confidentialité et pourra «non seulement traiter les allégations actuelles, mais aussi toute situation de cet ordre qui pourrait de nouveau se présenter à l’avenir».

 

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