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Bogue informatique

Pas d’inquiétude pour le Curateur public

Le bogue informatique n’alarme par le gouvernement

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Malgré les retards, explosions des coûts et bogues du projet informatique au Cura­teur public du Québec (CPQ), le gouvernement Couillard juge que le déploiement du projet se déroule «comme convenu».

Malgré les retards, explosions des coûts et bogues du projet informatique au Cura­teur public du Québec (CPQ), le gouvernement Couillard juge que le déploiement du projet se déroule «comme convenu».

La ministre de la Famille Francine Charbonneau, qui est responsable du CPQ, ne s’est pas rendue disponible pour nous parler lundi. Seule son attachée de presse a voulu réagir.

Lundi matin, notre Bureau d’enquête publiait les dérapages du projet PSTI, un énorme système informatisant les outils de travail de l’organisme québécois qui veille à la protection des personnes inaptes.

Le projet devait se terminer en 2006 pour moins de 20 M$. Il a été abandonné, relancé et déployé au début du mois d’octobre dernier. Le coût: 39,6 M$.

Depuis le déploiement, plusieurs problèmes informatiques ont paralysé et causé des retards dans des opérations de l’organisme. Des personnes inaptes ont notamment été payées avec certains retards.

Pendant que des employés disent «vivre l’enfer sur le terrain», le CPQ nous parle plutôt de «pépins» et dit être «vraiment fier» de ses responsables informatiques.

C’est « malheureux »

Appelée à réagir, l’attachée de presse de la ministre abonde dans le même sens, même si elle admet que des opérations doivent être faites à la mitaine, car le système informatique connaît des ratés. «On surveille la situation de près. (...) On travaille pour que ça n’arrive plus.»

«Le curateur est en rodage. Dans une période de rodage, il peut y avoir des retards. Malheureusement, il y en a eu», explique-t-elle.

Pourtant, dans chaque projet, plusieurs tests préalables doivent être effectués pour éviter les difficultés au déploiement. Rappelons que le projet a, en plus, été lancé avec du retard.

À la question de savoir si le ministère croyait, comme le CPQ, que les employés dénonçant le problème seraient peut-être des personnes «qui sont écœurées de travailler», le bureau de la ministre n’a pas voulu répondre et dit avoir pris «acte» de notre reportage.

 

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