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Économie

Qui fait rayonner Montréal à l’étranger?

Serge Godin.
Photo Archives / Agence QMI Serge Godin.

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MONTRÉAL - Ils sont tous ambassadeurs de Montréal. Ce sont des artistes, des entrepreneurs, des génies de la finance, des créateurs, des innovateurs... Ces gens qui font rayonner la métropole aux quatre coins de la planète ont eu à prendre des décisions difficiles, se sont fait dire non des dizaines de fois... mais ils ont persévéré.

Dans le cadre du forum Je vois Mtl, la chaîne Argent a dressé sa liste de gens qui s’imposent dans leur secteur et qui donne une visibilité à Montréal, chacun à leur façon. Des réussites qui forcent l’admiration, selon Michel Nadeau, directeur général de l’Institut de la gouvernance. «Réussir à l’international, c’est 10 fois plus difficile que sur le plan local», résume-t-il.

Les trois ténors du Québec Inc

Serge Godin(CGI)

C’est à 26 ans que Serge Godin a fondé CGI. Plusieurs années plus tard, il a créé un géant de 68 000 employés, présent dans une quarantaine de pays, qui obtient des contrats d’importance comme ceux signés avec le gouvernement américain. S’il est plutôt discret avec les médias, Godin, qui est maintenant milliardaire depuis l’acquisition de Logica en 2012, a positionné son entreprise comme un chef de file mondial.

Alain Bouchard (Couche-Tard)

Certains le détestent. C’est lui qui a lutté contre la syndicalisation de ses dépanneurs, qui a dit que les Québécois sont «des B.S.» du fédéral! Mais Bouchard, c’est aussi cet entrepreneur acharné, celui qui a mené les destinées de Couche-Tard qui est devenu un leader en Amérique du Nord. Si l’épicentre de la réussite demeure Laval où est situé le siège social, le rayonnement atteint toutes les régions du monde, de Macao au Honduras.

Daniel Lamarre (Cirque du Soleil)

Elle a été douloureuse cette restructuration! Quand le Cirque du Soleil a dû retrancher environ 400 employés à son groupe, le moral était à son plus bas. Mais l’entreprise de divertissement n’a pas lâché le morceau dans ce secteur ultra-compétitif. On a signé un projet avec James Cameron et on vient tout juste d’annoncer un parc thématique au Mexique. Le grand patron Daniel Lamarre tient la barre du Cirque à la recherche de nouveaux succès.

Les cinéastes québécois

Ils s’appellent Jean-Marc Vallée, Xavier Dolan, Denis Villeneuve ou Philippe Falardeau. Ils représentent la jeune génération de réalisateurs qui ont les yeux bien ouverts et qui proposent un cinéma qui nous ressemble, loin d’être formaté. Quand

Mommy, Monsieur Lazhar ou C.R.A.Z.Y sont présentés ailleurs, c’est la culture du Québec, de Montréal qui s’exporte. Et même lorsque Jean-Marc Vallée tourne chez les Amerloques, une équipe de techniciens québécois l’accompagne. Rayonnement, vous dites?

Jean-François Bouchard (Sid Lee)

Pour comprendre le terrain de jeu de Jean-François Bouchard, il faut regarder partout sur la planète. L’agence Sid Lee qu’il dirige est présente à Amsterdam et Paris, mais aussi à Calgary, Toronto et New York avec 500 professionnels qui parlent 23 langues. Les gros clients ne manquent pas, les Adidas ou Dom Pérignon font affaire avec l’agence montréalaise, désignée la plus cool au monde. Bouchard est aussi l’initiateur du gros pow-wow de la création, C2MTL.

Patrick Pichette (techno)

Il y a quelques semaines, il s’est présenté à Montréal en jeans et café à la main. Le Montréalais Patrick Pichette, numéro trois du géant Google, a fait une déclaration d’amour à sa ville d’origine. «Montréal a une magie, a une fibre sensible que peu de villes ont sur la terre», a-t-il lancé. Mais surtout, il était venu annoncer un investissement de Google dans la Maison Notman qui veut stimuler l’entrepreneuriat techno. Un ambassadeur de choix à l’intérieur de la plus importante société au monde.

Monique Leroux (finances)

À la tête de Desjardins depuis 2008, Monique Leroux a vécu des turbulences. On l’a critiqué pour sa restructuration, pour son salaire, pour les orientations du Mouvement. «Même à l’interne, c’est difficile encore», nous dit une source bien au fait. Mais beau temps, mauvais temps, elle incarne un mouvement coopératif bien présent au Québec, qui veut toutefois sortir et s’exporter. Pour preuve, le dernier Sommet international des coopératives qu’elle a organisé à Québec en octobre dernier.

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