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Bordel informatique

Les voix s’élèvent pour dénoncer le bordel informatique

SPGQ, Richard Perron
Photo d'achives Simon Clark Richard Perron, président du SPGQ.

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La mobilisation continue de s’accroitre pour exiger une commission d’enquête sur les dépenses informatiques du gouvernement québécois.

La Coalition avenir Québec l’a demandée, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) l’a demandée et le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) l’a encore une fois martelée mardi.

Dénonçant vigoureusement le bordel informatique depuis plusieurs mois, le SPGQ s’est aussi attaqué aux problèmes de transparence et au manque de protection pour les sonneurs d’alarme au Québec.

Mardi, le SPGQ a effectué une sortie publique pour dénoncer le déboire informatique au Curateur public du Québec (CPQ), révélé dans nos pages, lundi.  Le projet devait se terminer en 2006 pour moins de 20 M$. Il a été abandonné, relancé et déployé au début du mois d’octobre dernier. Le coût: 39,6 M$. Plusieurs problèmes informatiques ont paralysé et causé des retards dans des opérations de l’organisme depuis le déploiement.

Des personnes inaptes ont notamment été payées avec certains retards. Pendant que des employés disent «vivre l’enfer sur le terrain», le CPQ nous parle plutôt de «pépins» et dit être «vraiment fier» de ses responsables informatiques.

«Non seulement le PSTI(projet du CPQ) coûte le double de ce qui était prévu à l’origine, il se révèle en plus une véritable catastrophe, car certaines opérations doivent maintenant être exécutées manuellement», déplore le SPGQ, qui regroupe certains employés du Curateur public.

Les «plantes vertes»

Le président du syndicat, Richard Perron, est cinglant par rapport à l’informatique au Québec. « Le gouvernement doit mettre un frein aux manœuvres douteuses, à l'aveuglement volontaire et aux comportements dignes de plantes vertes des dirigeants ministériels liés à l’informatique».

Le SPGQ a d’ailleurs comptabilisé quelques gaspillages du bordel informatique pour démontrer que les sommes perdues ont représenté près de 3,2 G$. C’est la même somme que le ministre et président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, veut aller chercher pour atteindre l’équilibre budgétaire l’an prochain, rappelle le syndicat qui parle de  «gestion suspecte, pour ne pas dire absente» pour qualifier les dérapes. 
 

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