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Enfant tué | Policier blanchi

La famille du bambin décédé aura droit à des réponses

La victime avait succombé à ses blessures à l'hôpital, cinq jours après l'accident.
Photo d'archives La victime avait succombé à ses blessures à l'hôpital, cinq jours après l'accident.

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La famille du petit garçon de 5 ans décédé dans une collision impliquant un agent de la SQ pourra finalement savoir pourquoi le Directeur des poursuites criminelles n’a pas déposé d’accusations contre le policier.

La famille du petit garçon de 5 ans décédé dans une collision impliquant un agent de la SQ pourra finalement savoir pourquoi le Directeur des poursuites criminelles n’a pas déposé d’accusations contre le policier.

«On va rencontrer la famille dans les prochains jours et par la suite certains éléments d’information seront aussi transmis au public», a indiqué le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Jean-Pascal Boucher.

Cette déclaration est venue à la suite des propos tenus à l’Assemblée nationale par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, qui a assuré que la famille aurait réponse à ses questions.

Cette dernière avait dénoncé l’attitude du DPCP qui la laissait sans aucune explication concernant la mort du petit Nicolas, âgé de 5 ans, survenu le 13 février dernier.

«C’est frustrant parce que nous n’avons eu aucune nouvelle sur le déroulement de l’enquête et les policiers débarquent du jour au lendemain pour nous dire que c’est la faute de personne», s’est indignée la tante du petit garçon, Régine Belance.

Rappelons que le drame s’est produit alors que le père du bambin, Mike Belance, allait reconduire ses deux enfants à l’école.

M. Belance amorçait un virage à gauche à l’intersection de la rue David et du boul. Gaétan-Boucher à Longueuil lorsque la voiture du policier l’a heurté de plein fouet.

L’agent de la Sûreté du Québec roulait à plus de 120 km/h dans une zone de 50 km/h avec une voiture banalisée, sans gyrophare. Selon les informations rapportées, il allait relever une équipe de filature.

Deuil difficile

M. Belance et sa fille ont été gravement blessés tandis que le petit Nicolas a succombé à ses blessures cinq jours plus tard.

«C’était un garçon tranquille, aimable. Un enfant exemplaire. Ce n’est pas facile de se remémorer ces souvenirs, il a laissé un grand vide dans nos vies», a confié Mme Belance.

Le deuil est d’autant plus difficile, selon elle, car la famille a l’impression que justice ne sera jamais rendue.

«On sent qu’ils veulent protéger la personne plutôt que de voir ce qui peut être fait pour s’assurer que ça n’arrive plus. Si ça n’avait pas été un policier, je pense que la situation aurait été bien différente», se désole Mme Belance.

 
 
 
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