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Péladeau s’estime harcelé : «Est-ce que ça va aller jusque dans les toilettes ?»

Le député et baron de la presse Pierre Karl Péladeau estime être harcelé par les journalistes.

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«Ça va arrêtez où alors à ce moment-là ? Dites-le-moi, est-ce que ça va aller jusque dans les toilettes», s’est exclamé M. Péladeau lors d’un point de presse improvisé à l’entrée du caucus péquiste.

Le député et baron de la presse Pierre Karl Péladeau estime être harcelé par les journalistes qui l’appellent sur son cellulaire.

«Ça va arrêter où, alors, à ce moment-là? Dites-le-moi, est-ce que ça va aller jusque dans les toilettes», s’est exclamé M. Péladeau mercredi lors d’un point de presse improvisé à l’entrée du caucus péquiste.

«Il y a des endroits pour avoir des entrevues, comme ici. Il y a un scrum ici. Vous savez que ça se produit. Vous savez que si vous avez des questions à me poser, vous me les posez au moment opportun, au bon endroit», a ajouté M. Péladeau, qui a déjà affirmé qu’il «n’avait pas à répondre aux questions des journalistes.»

Harcèlement

Mardi, M. Péladeau a accusé sur Twitter un journaliste de La Presse de harcèlement. Il estime avoir été poursuivi dans un endroit «privé», les escaliers de l’Assemblée nationale, et il ne digère pas d’avoir été appelé sur son téléphone personnel.

«Vous allez me poser des questions sur mes tweets? Oui?», a-t-il lancé, visiblement agacé.

À son avis, les reporters n’ont pas à lui passer un coup de fil sur son cellulaire. S’ils veulent le questionner, ce sera «au moment opportun», que le candidat officieux à la course à la direction du Parti québécois détermine lui-même. «Parce que sinon, ça va être le free for all», a expliqué M. Péladeau.

Inacceptable

«Il y en a, des attachés de presse, et elles sont nombreuses et nombreux. Alors il n’a pas à m’appeler sur mon téléphone personnel», a affirmé le député vedette. Lorsque des membres de la presse parlementaire lui ont souligné que la pratique était courante, il a ajouté «très bien, mais, moi, je trouve ça inacceptable». Il a ensuite ordonné aux journalistes de passer uniquement par les canaux officiels.

Les autres candidats à la direction du PQ se sont régalés de cette prise de bec entre M. Péladeau et les reporters de la tribune de la presse. Bernard Drainville, un ancien journaliste, appelait des élus sur leur cellulaire et croit «qu’on peut le faire, sans en abuser.» Jean-François Lisée a même invité les membres de la presse à le harceler.

Du côté des libéraux, Pierre Moreau estime que pour un «magnat de la presse, s’en prendre à la façon dont les journalistes travaillent, c’est un peu inquiétant.»

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