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Le député libéral St-Denis blâmé par son ex-employeur

Yves St-Denis
Photo d’archives Le député d’Argenteuil Yves St-Denis, ici aux côtés du premier ministre Philippe Couillard, s’est vu reprocher d’avoir utilisé les ressources de la commission scolaire à des fins partisanes pendant sa campagne électorale.

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Le député Yves St-Denis a écopé d’une sanction de blâme pour avoir enfreint le code d’éthique de son ancien employeur, notamment parce qu’il aurait utilisé les ressources de la commission scolaire à des fins partisanes.

Le député libéral d’Argenteuil a toutefois demandé à la Cour supérieure d’annuler la décision rendue contre lui.

En septembre dernier, la Commission scolaire des Affluents (CSA) a donné un blâme à son ex-président, Yves St-Denis, à la suite d’une plainte déposée contre lui le 28 mars, peu de temps avant son élection comme député.

Selon nos sources, le plaignant, un employé de la commission scolaire nommé Kevin Riopel, avait adressé quatre reproches à M. St-Denis, affirmant que ce dernier avait enfreint le code d’éthique de la CSA.

Courriel qui dérange

Il l’accusait notamment d’avoir utilisé les ressources de la commission scolaire à des fins partisanes.

En mars 2014, pendant la campagne électorale, Yves St-Denis avait envoyé un courriel à tous les employés de la commission scolaire pour leur annoncer sa candidature dans Argenteuil.

«D'ici le prochain scrutin provincial, si vous avez des commentaires ou des encouragements à me faire, je vous invite à me contacter directement», pouvait-on lire dans le courriel dont le Journal a obtenu copie.

Aussi, M. Riopel a reproché à M. St-Denis d’avoir agi de manière intimidante ou injurieuse envers des employés et des commissaires de la CSA.

Au terme de son enquête, l’avocate Madeleine Leduc, chargée par la commission scolaire de déterminer s’il y avait eu contravention au code d’éthique, a blâmé M. St-Denis.

Comme la plainte est confidentielle, il a été toutefois impossible de connaître les autres reproches contenus dans la plainte.

Contre-attaque

Le député d’Argenteuil a contre-attaqué le 30 octobre dernier en s’adressant à la Cour supérieure pour faire annuler la décision rendue par Me Leduc.

Dans sa requête, il a aussi demandé à ce que soient détruits tous les documents relatifs à l’enquête et qu’une nouvelle personne soit nommée pour enquêter sur la plainte de M. Riopel.

M. St-Denis allègue que Me Leduc n’a pas fait preuve de la «neutralité et de l’indépendance» requises pendant son enquête.

Il lui reproche également de ne pas avoir fait une enquête complète, de ne pas avoir compris sa version des faits et d’avoir refusé de lui parler.

Enfin M. St-Denis questionne le motif de blâme, qu’il dit être trop «général» et qui ne spécifierait pas quelles règles de conduite il aurait enfreint.

Dans l’eau chaude

Puisque la cause est devant la justice, la Commission scolaire des Aflfluents a refusé notre demande d’entrevue, tout comme le député St-Denis.

Ce n’est pas la première fois que M. St-Denis se retrouve dans l’embarras par rapport à son ex-employeur.

Il y a deux semaines, le Journal rapportait que le député libéral refusait de rendre le matériel informatique qui appartenait à son ex-employeur, plus de sept mois après avoir quitté la Commission scolaire des Affluents.

Par la suite, le Parti libéral avait obligé son député à rendre une partie du matériel et à acheter les effets qu’il souhaitait conserver.


 

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