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Habitudes alimentaires

Les Québécois mangent mieux

Healthy breakfast. Yogurt with granola and berries
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Un sondage sur les habitudes alimentaires révèle que 60 % des consommateurs québécois ont apporté des changements concrets dans leur alimentation au cours des deux dernières années.

Mais lorsqu’ils veulent faire un choix santé, ils n’accordent de la crédibilité aux entreprises que dans seulement 2 % des cas.

Ils sont 68 % à préférer les conseils des nutritionnistes, 19 % des médecins et 5 % des chroniqueurs spécialisés. L’industrie alimentaire a des croûtes à manger, des transformateurs aux épiciers en passant par les restaurants.

Ces données proviennent d’un sondage CROP réalisé pour le compte du Conseil des initiatives pour le progrès en alimentation. Cet organisme à but non lucratif, mis sur pied à Montréal en 2011, incite les entreprises agroalimentaires québécoises à améliorer l’offre alimentaire.

Les réponses des 1 000 Québécois adultes interrogés entre le 17 et le 23 septembre dernier ont révélé un portrait contrasté: ceux qui s’alimentent très bien (11 % des répondants) persévèrent dans cette voie, s’informent sur la nutrition, etc., tandis que ceux qui s’alimentent le plus mal (19 %) ne modifient pas leurs habitudes.

Entre ces deux extrêmes: de nombreux Québécois tentent d’améliorer leur alimentation, mais ont de la difficulté à briser la routine.

Une offre plus visible

Pour répondre aux besoins des Québécois qui désirent modifier leurs habitudes, l’industrie alimentaire devra se montrer plus visible.

L’emballage est le moyen de communication privilégié par 70 % des répondants qui veulent vérifier si un produit a été amélioré, suivi de l’étiquette nutritionnelle (41 %), de la publicité (36 %), de l’information en magasin (33 %) et sur le web (15 %).

Les entreprises qui offrent des produits améliorés sont très bien perçues par les consommateurs. Quand on leur demande ce qu’ils pensent d’une marque qui modifie sa recette pour réduire le sel ou augmenter les fibres, 92 % répondent qu’elle se préoccupe réellement de ses consommateurs, 88 % estiment qu’elle veut fidéliser sa clientèle, 87 % croient que la marque est avant-gardiste et seulement 30 % sont d’avis qu'elle ne s’intéresse qu’aux profits.

Les Québécois qui s’alimentent le mieux souhaitent surtout être «accompagnés» par les entreprises, par exemple avec des astuces et des recettes.

Mieux manger, comment?

Selon le sondage, les Québécois qui ont rehaussé le contenu de leur assiette au cours des trois dernières années y ont ajouté plus de fruits et légumes (36 % des répondants), ont réduit la quantité de gras consommée (23 %), de sucre (18 %) et de sel (12 %).

Les autres stratégies, évoquées par environ 8 % des répondants: limiter les portions, réduire l’achat de plats préparés, consommer moins de viande et abandonner la restauration rapide.

Le principal obstacle sur le chemin d’une meilleure alimentation demeure le poids de la routine (46 %), loin devant le coût des aliments (19 %).

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