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Projet de loi 3

Arrêté par un shérif, un citoyen appelle le 911

Depuis plus d’une semaine, les policiers de Châteauguay enfilent chapeaux, bottes de cowboys et insignes de shérif pendant leurs quarts de travail.
Photo d'archives Depuis plus d’une semaine, les policiers de Châteauguay enfilent chapeaux, bottes de cowboys et insignes de shérif pendant leurs quarts de travail.

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Un citoyen de Châteauguay arrêté par un policier habillé en shérif raconte avoir appelé le 911 pour s'assurer qu’il s’agissait bien d’un membre des forces de l'ordre.

Un citoyen de Châteauguay arrêté par un policier habillé en shérif raconte avoir appelé le 911 pour s’assurer qu’il s’agissait bien d’un membre des forces de l’ordre.

L’homme d’affaires Steve Zimmermann circulait dans les rues de Châteauguay il y a quelques jours lorsqu’une autopatrouille banalisée aux gyrophares allumés lui a intimé de se ranger, a-t-il témoigné hier devant la Commission des relations du travail (CRT).

Le tribunal se penche sur le port d’insignes de shérif, de chapeaux et de bottes de cowboy par les policiers de Châteauguay qui manifestent ainsi leur opposition au projet de loi 3 sur les régimes de retraite.

Or, quelle ne fut pas la surprise de M. Zimmermann en apercevant un homme portant une étoile de shérif «en plastique» se pointer à sa fenêtre en réclamant ses papiers d’identification.

«Êtes-vous un agent au moins?» lui a plutôt lancé l’homme d’affaires qui insiste qu’à aucun moment le policier ne s’est identifié comme tel, ni ne lui a montré son badge. M.Zimmermann n’a pas vu d’identification «police» sur ses vêtements non plus, a-t-il assuré.

L’homme d’affaires ne lui remettant toujours pas ses documents d’identification, le policier aurait menacé de l’arrêter. Il a ensuite ouvert sa portière et empoigné son bras, faisant mine de le sortir de force du véhicule. Le citoyen a alors remis ses papiers à l’agent.

Alors que le policier s’éloigne pour faire les vérifications qui s’imposent dans son autopatrouille, M. Zimmermann en a profité pour composer le 911 et demander à joindre quelqu’un du poste de police de Châteauguay, a-t-il raconté sous serment. Il dit alors qu’il s’est fait arrêter par un «shérif» et qu’il veut vérifier qu’il s’agit bien d’un «vrai policier». On lui confirme que c’est bel et bien le cas.

À son retour près du véhicule, le policier a ajouté à ses habits un chapeau de cowboy. Il lui remet deux contraventions. Une pour l’infrac-tion routière pour laquelle il l’a d’abord interpellé. L’autre pour ne pas avoir collaboré.

Le policier en question, Jean-François Meloche, est venu témoigner après M. Zimmermann. Il a largement contredit la version des faits du citoyen. Il a assuré qu’il s’était dûment identifié en tant que policier. De plus, M.Zimmermann n’aurait pas appelé le 911, mais plutôt le poste de police, selon l’agent.

Vieux film western

Quoi qu’il en soit, «ça m’a donné l’image d’un personnage sorti d’un vieux film western qui voulait me mettre dehors de ma ville [...] Je me suis senti abusé et harcelé», a déploré M. Zimmermann. Si bien qu’il est allé directement au poste de police déposer une plainte formelle.

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