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Projet Éléphant

Jésus de Montréal présenté à Paris

Une version restaurée du film de Denys Arcand a été projetée hier.

Jesus
Photo Courtoisie L’acteur Lothaire Bluteau dans une scène de Jésus de Montréal. Malgré son succès au Québec et à l’international (il avait notamment été nommé pour un Oscar), ce film de Denys Arcand avait reçu un accueil plus mitigé de la part du public français.

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Plus de 25 ans après sa première sortie en France, le Jésus de Montréal de Denys Arcand a eu droit à une nouvelle vie hier soir à Paris grâce à la présentation d’une version du film restaurée par le projet Éléphant: mémoire du cinéma québécois.

Cette projection spéciale avait lieu dans le cadre de l’événement Cinéma du Québec à Paris, une rétrospective du cinéma québécois qui se déroule chaque année en novembre dans la Ville lumière.

Joint à Paris hier en soirée, le cinéaste Claude Fournier s’est dit très heureux de l’accueil chaleureux reçu par le film de Denys Arcand.

«La projection a eu lieu dans une salle de 300 sièges remplie à environ 80 %, a indiqué M. Fournier qui pilote le projet Éléphant avec sa conjointe et productrice Marie-José Raymond.

«Je trouve ça le fun parce qu’à l’époque de la sortie de Jésus de Montréal en France (en 1989), le film avait été un peu boudé par le public français. Il n’avait pas connu le même succès en France que d’autres films de Denys comme Le déclin de l’empire américain ou Les invasions barbares.

«Ce soir (hier), c’est le contraire qui s’est produit. Les gens ont vraiment beaucoup apprécié. Et la grande majorité des spectateurs présents n’avaient encore jamais vu le film.»

Fait intéressant: Denys Arcand était particulièrement à l’honneur hier à Cinéma du Québec à Paris, puisqu’une projection de son plus récent film (Le règne de la beauté) suivait celle de Jésus de Montréal.

Une bonne année

Éléphant: mémoire du cinéma québécois en était à son troisième événement spécial en France cette année. En mai dernier, une version restaurée du film Léolo de Jean-Claude Lauzon avait été présentée au Festival de Cannes dans la prestigieuse section Cannes Classics, consacrée aux classiques du cinéma.

Puis, le mois dernier, une copie restaurée du classique Les bons débarras de Francis Mankiewicz avait fait l’objet d’une projection au festival Lumière de Lyon.

«C’est une bonne année pour nous», lance Claude Fournier en révélant que la prestigieuse Immagine Ritrovata de Bologne (une référence en matière de restauration de films) s’intéressait au travail d’Éléphant et qu’un événement conjoint pourrait avoir lieu en juin prochain.

Depuis sa création (par Québecor) en novembre 2008, Éléphant a permis la restauration et la numérisation en haute définition de 225 films québécois. Le travail se poursuit toujours, alors qu’une quinzaine d’autres films sont actuellement en processus de restauration.

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