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Contrat de 5,5 M$ sans concurrence à Telus

Sam Hamad peu bavard

Travail, Sam Hamad
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le ministre du Travail Sam Hamad lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le mercredi 26 novembre 2014 au Parlement de Québec.

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Le ministre du Travail, Sam Hamad, n’était pas intéressé hier à se prononcer sur le contrat de 5,5 M$ qui est sur le point d’être octroyé à la firme Telus par la CSST, sans concurrence.

Le ministre du Travail, Sam Hamad, n’était pas intéressé hier à se prononcer sur le contrat de 5,5 M$ qui est sur le point d’être octroyé à la firme Telus par la CSST, sans concurrence.

Responsable de la CSST, le ministre s’est prononcé uniquement en chambre.

Son attaché de presse nous a ensuite fait savoir que M.Hamad n’allait pas nous accorder d’entrevue, bien que ses réponsesen chambre n’étaient que le message que lui avait relayé la CSST, partie prenante de la controverse.

Mercredi, notre Bureau d’enquête révélait que la firme Telus a soumissionné seul, au coût de 5,5 M$, pour un important contrat en téléphonie qui devait pourtant attirer la concurrence.

Consultation

En chambre, M. Hamad a souligné que la CSST avait «consulté tous les fournisseurs potentiels», «nommé un expert indépendant pour la partie contractuelle», «nommé un expert indépendant pour la partie technologique», s’est assuré que «le service juridique regarde la partie juridique» et qu’un «comité paritaire approuve l’appel d’offres».

Par contre,M. Hamad n’était pas disponible pour commenter davantage plus tard en journée, notamment au sujetdes clauses controversées qui limitaient la participation de plus d’un soumissionnaire.

Le ministre n’a pas dit non plus si l’appel d’offres serait relancé.

Relancer l’appel d’offres

«Ça ne favorise pas la libre concurrence et l’économie d’argent», a semoncé le député caquiste Claude Surprenant, qui croit que le gouvernement doit demander d’autres comptes à la CSST et la relance d’appel d’offres.

Le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, exige que la CSST rouvre l’appel d’offres avec des clauses qui évitent tout favoritisme.

Par rapport aux «experts indépendants» qui ont participé au processus contractuel, il croit que ces experts doivent être des ressources internes «imputables».

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