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Fermeture de bibliothèques

Deux pétitions lancées à Saguenay

En colère, les citoyens de Lac-Kénogami et de Rivière-du-Moulin lancent deux pétitions indépendantes visant à garder le service de bibliothèque dans leur secteur.
Photo courtoisie En colère, les citoyens de Lac-Kénogami et de Rivière-du-Moulin lancent deux pétitions indépendantes visant à garder le service de bibliothèque dans leur secteur.

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Ne digérant pas la décision de la ville de Saguenay de fermer leurs points de service, des citoyens de Lac-Kénogami et de Rivière-du-Moulin lancent deux pétitions indépendantes pour maintenir leurs bibliothèques, a appris Le Journal.

«Ici à Lac-Kénogami, c’est la population qui se mobilise et ainsi que les 14 organismes qui font partie d’une table de concertation du milieu fondée officiellement depuis septembre, explique l’instigatrice de la pétition, Lise Richard. Du culturel, c’est important pour notre milieu. On veut garder notre local et garder le même service. On fera porter notre pétition au conseil municipal par notre conseillère Christine Boivin.»

Jointe par Le Journal, l’élue, membre de l’opposition officielle, a également révélé qu’elle a eu une rencontre, et en aura d’autres, avec ses citoyens de Lac-Kénogami mercredi soir. «On va demander un moratoire d’un an à la Ville. Heille, c’est 8000$, c’est pas de l’argent. Que la Ville leur donne le temps de se virer de bord. Après un an, si elle ne veut plus s’occuper du point de service, les gens seront autonomes», clame Mme Boivin.

Jusqu’à présent, la pétition a amassé plus de 300 signatures et l’objectif est d’en atteindre entre 500 et 600.

Service personnalisé

À Rivière-du-Moulin, une de celle qui a émis la pétition parle plutôt de conserver un service personnalisé au détriment de la bibliothèque de Chicoutimi. «On trouve qu’on a notre raison d’être. Je compte bien m’entretenir avec notre conseiller municipal Jacques Fortin, afin qu’il appuie notre démarche», explique la bénévole de longue date de la bibliothèque de Rivière-du-Moulin, Ginette Tremblay. Pour l’instant, la Ville de Saguenay a offert à leur organisation de faire un petit club de lecture.

«On ne veut pas de prix de consolation. On est capable de s’occuper des autres. On ne manque pas d’idées. On veut seulement rester ouvert», renchérit-elle.

En ce qui concerne la fermeture de la bibliothèque de Shipshaw (Rivage), également ciblée par Saguenay afin de fermer ses portes le 31 décembre, le Journal s’est entretenu avec plusieurs citoyens de la place et une bénévole, et rien ne semble indiquer, pour le moment, qu’une mobilisation aura lieu afin de contester la décision de la municipalité.

En paix avec sa décision

De son côté, le président de la commission des arts et de la culture de Saguenay Jonathan Tremblay, comprend la tristesse des gens, mais assure que la décision de fermer les trois bibliothèques a été longuement mûrie en commission.

«Il n’y a rien d’impossible, mais on a étudié six scénarios et celui retenu est celui que vous connaissez aujourd’hui. Les bibliothèques de Shipshaw (Rivage) et Lac-Kénogami ont subi des pertes d’achalandage importantes. Celle de Rivière-du-Moulin était plus fréquentée, mais il aurait fallu investir trop d’argent pour la faire passer en mode numérique», dit M. Tremblay.

Selon lui, si la nouvelle bibliothèque de Jonquière a joué un rôle dans la baisse d’achalandage de Shipshaw (Rivage) et Lac-Kénogami, ce serait très minime.

Les trois bibliothèques qui passent au tordeur sont membres du réseau Biblio à qui Saguenay octroie une subvention annuelle pour le maintien de leurs activités.

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