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Mesures d'austérité du gouvernement

«le début d'une mobilisation qui ne cessera de s'accroître»

Environ 250 personnes, professeurs et étudiants, ont manifesté jeudi midi à Sherbrooke.
Capture d'écran TVA Nouvelles / Agence QMI Environ 250 personnes, professeurs et étudiants, ont manifesté jeudi midi à Sherbrooke.

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SHERBROOKE – Environ 250 personnes, professeurs et étudiants, ont manifesté jeudi midi à Sherbrooke pour démontrer leur unité, mais aussi leur résistance face aux mesures d'austérité du gouvernement Couillard dans les universités.

Selon les organisateurs, cette manifestation n'est que le début d'une mobilisation qui ne cessera de s'accroître. «Les gens vont se rendre compte des impacts des coupures bientôt, a indiqué le président du syndicat des chargés de cours de l'Université de Sherbrooke, André Poulin. L'annonce a été faite, mais quand les coupures vont être appliquées, la mobilisation sera plus importante.»

Les manifestants sont sortis à l'extérieur du campus pour se faire voir. «Il faut envoyer un signal au gouvernement comme quoi l'austérité dans les universités, c'est totalement inacceptable», a confié un professeur.

Les participants ont marché dans les rues qui ceinturent l'Université de Sherbrooke avant de rentrer sur le campus. «C'est la qualité de nos universités qui est en péril», a souligné un autre enseignant.

Plusieurs étudiants qui ont participé à la manifestation sont convaincus qu'en fin de compte, ce sont eux qui paieront la note des compressions: classes plus nombreuses, moins de professeurs, moins de services, moins de recherche, de nombreux étudiants craignent de faire les frais des restrictions budgétaires totalisant 29 millions $ imposées à l'Université de Sherbrooke par le gouvernement du Québec.

«L'éducation, c'est l'avenir du Québec, si on n'investit pas dans l'éducation, on se coupe un bras quelque part», a souligné de son côté la présidente du syndicat des professeurs de l'Université de Sherbrooke, Carole Beaulieu.

Les quelques carrés rouges qui ont pris part à la manifestation ont espoir de revivre un printemps Érable pour faire reculer le gouvernement. «J'aimerais voir une manifestation encore plus grande», a lancé un homme. «Je suis curieux de voir jusqu'où la population est prête à se battre», a ajouté un autre étudiant.

Les prochaines manifestations dans le secteur de l'éducation sont prévues dimanche à Montréal.

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