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Procréation assistée

Des parents éplorés veulent le maintien du programme

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
Photo Simon Clarck / Agence QMI Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

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La proposition du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de réduire la couverture des traitements liés à l’infertilité a provoqué beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux, dont plusieurs adressés à la productrice et militante, Julie Snyder.

Mme Snyder, qui s’est souvent prononcé en faveur de l’accessibilité à des traitements gratuits de fécondation in vitro a contribué au mouvement qui a finalement mené à l’adoption un programme gratuit de procréation assisté en 2010.

«Ce n’est pas un resserrement, c’est un étranglement de la FIV (fécondation in vitro). Ce sont les couples de classe moyenne qui vont en faire les frais», a écrit la productrice et animatrice sur Twitter, vendredi.

«Une société ne se trompe pas lorsqu’elle investit pour augmenter le nombre de ses enfants, a aussi écrit Mme Snyder sur sa page Facebook. Au Québec nous détenons un des plus bas taux de natalité au monde et nous sommes une des populations les plus vieillissantes au monde.

«Une politique nataliste ayant des actions comme le financement de la FIV, c’est avant tout un investissement hautement rentable pour la société.»

Plusieurs personnes dévastées par l'annonce se sont vidé le cœur sur les médias sociaux.

«J'ai perdu ma fille de trois mois et après cinq ans de deuil, nous venions d'entreprendre les procédures in vitro... J'ai mal à l'âme aujourd’hui», a écrit Cathy Grenier
«Notre rêve de famille vient d'être complètement anéanti. Quand avoir un enfant ne devient qu'une histoire d'argent», a dit Joëlle Deschambault.

«C'est très difficile à accepter. Je tiens mon enfant de trois mois dans mes bras grâce à la FIV.... », a indiqué Kim.

Pour sa part, l’Association des couples infertiles du Québec (ACIQ) a vivement décrié cette décision dans un communiqué publié vendredi.

«Avec l’annonce d’aujourd’hui, le gouvernement considère que l’infertilité n’est pas une condition médicale suffisamment importante pour que les soins de dernier recours, la FIV, soient couverts par la Régie de l’assurance maladie, a déclaré la présidente de l’ACIQ, Virginie Kieffer. À l’instar de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’ACIQ croit que l’infertilité est une maladie du système reproductif et non un choix.»

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