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Cour d’appel

Eddy Savoie se démène pour éviter de payer 300 000$

Eddy Savoie
Photo Chantal Poirier, Le Journal de Montréal

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Malgré une fortune de plus de 1,5 milliard $, Eddy Savoie fait tout son possible devant le tribunal pour éviter de payer 300 000 $ qu’il a été condamné à payer à une retraitée pour une poursuite-bâillon.

Malgré une fortune de plus de 1,5 milliard $, Eddy Savoie fait tout son possible devant le tribunal pour éviter de payer 300 000 $ qu’il a été condamné à payer à une retraitée pour une poursuite-bâillon.

«Eddy Savoie respecte la loi, il n’a pas perdu sa réputation et il a toujours le droit de la défendre», a plaidé l’avocat du fondateur des Résidences Soleil.

M. Savoie est de son propre aveu «un homme très riche, parmi les plus riches au Québec». Ce qui n’est pas le cas de Pierrette Thériault-Martel, retraitée aux revenus annuels de 12 000 $.

En 2011, Mme Thériault-Martel avait critiqué les services offerts à sa mère au CHSLD St-Lambert-sur-le-Golf. Pour M. Savoie, c’était une «campagne publique de dénigrement» contre lui, et il a envoyé une poursuite en diffamation, lui réclamant 800 000 $.

Mais la dame ne s’est pas laissé faire, et après trois ans de bataille juridique, le juge Gary Morrison avait plutôt déclaré M. Savoie coupable d’avoir intenté une poursuite-bâillon. C’est lui qui devait verser à la retraitée 300 000 $ en dommages moraux et punitifs.

Trop élevé

M. Savoie conteste toutefois en appel ces montants qu’il juge trop élevés.

Par exemple, le juge avait accordé 10 000 $ à la retraitée en dommages moraux, considérant le stress que le processus judiciaire avait occasionné.

«Des tracas ne peuvent pas faire partie des dommages compensatoires, a plaidé ce vendredi Me Luc Alarie. Le stress invoqué est une émotion qui ne fait pas partie de la part compensable.»

L’avocat de Mme Thériault-Martel, Me Jean-Pierre Ménard, n’est toutefois pas de cet avis. Selon lui, le juge de première instance a même été «conservateur» dans les montants ayant été accordés à sa cliente.

Il n’y a eu aucune erreur de droit du juge Morrisson, et la Cour d’appel ne devrait même pas accepter d’entendre l’affaire sur le fond, a-t-il plaidé.

Le plus haut tribunal de la province a pris l’affaire en délibéré, et annoncera à une date ultérieure si elle autorise M. Savoie à faire valoir ses arguments sur le fond de l’affaire.

 

Ce qu’ils ont dit...
«
Parce que M. Savoie a demandé à madame [des dommages en diffamation], ça devrait être du “œil pour œil, dent pour dent”?»
– Me Luc Alarie, avocat d’Eddy Savoie
«
Peut-être que la poursuite en diffamation n’a pas obtenu le résultat souhaité, car madame était coriace.»
– Marie St-Pierre, juge en Cour d’appel
«
Ne pas être d’accord avec un jugement [en première instance] n’est pas suffisant pour faire appel.»
«
C’est la première poursuite-bâillon dans le domaine de la santé, et on veut que ce soit la dernière.»
– Me Jean-Pierre Ménard, avocat de Pierrette Thériault-Martel
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