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Cardinal Paul-Émile Léger

Août 1955. C’est le moment des fêtes de l’oratoire Saint-Joseph

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1- Le prince de l’Église
Août 1955. C’est le moment des fêtes de l’oratoire Saint-Joseph. Le cardinal Léger est confiant. Le Québec des années 1950 est fidèlement catholique : 90 000 prêtres et religieuses, une forte fréquentation des églises et des centaines d’écoles et d’institutions gérées par des religieux. Né en 1904, le jeune Paul-Émile Léger a choisi le chemin de la prêtrise en 1925 et il a entrepris ses études de théologie au grand séminaire de Montréal. Ordonné prêtre en 1929, il se joint aux Sulpiciens et se rend à Paris, puis au Japon, pour y fonder un grand séminaire. La Deuxième Guerre mondiale précipite son retour au Québec, où il gravit peu à peu les échelons du haut clergé catholique. En 1950, à l’âge de 46 ans, il devient le plus jeune archevêque de l’Église catholique romaine en succédant à Mgr Charbonneau. Il sera nommé cardinal en 1953. Son esprit missionnaire l’incite à mettre sur pied de nombreuses œuvres de bienfaisance et de charité, et il lance à la station CKAC l’émission Le chapelet en famille, un rendez-vous quotidien dont la popularité se poursuivra jusqu’en 1970. Démissionnant de son poste d’archevêque en 1967, il meurt en 1991 après avoir marqué la mémoire de son époque.
 
2- Un hôtel de ville digne de la métropole
Montréal devient ville en 1832, mais c’est seulement le 11 mars 1878 que le maire Jean-Louis Beaudry inaugure le premier édifice conçu exclusivement pour accueillir le conseil municipal et l’administration de la ville. Après 12 emplacements, il était temps ! Il est construit sur l’emplacement du jardin du gouverneur et les travaux s’échelonnent sur près de six ans. Les plans de l’élégant bâtiment sont dessinés par deux architectes réputés, Henri-Maurice Perrault et Alexandre Cowper Hutchison, qui s’inspirent du style Second Empire. En mars 1922, un incendie éclate durant la nuit et ravage l’édifice, dont seuls les murs extérieurs seront conservés. Les travaux de reconstruction conservent ces vestiges en y ajoutant un étage et quelques touches du style Beaux-Arts, en vogue à l’époque. L’intérieur est également orné de riches matériaux, comme le granit d’or et le marbre du Missisquoi, qui donnent fière allure au bâtiment. Les travaux coûteront plus d’un million de dollars et l’édifice ouvrit finalement ses portes en février 1926. L’hôtel de ville a connu très peu de modifications si ce n’est des travaux de restauration. Mise en lumière par un éclairage architectural au début des années 2000, la maison des citoyens est devenue un repè­re incontournable du quartier historique.
 
3- Le livre aux mille personnalités
Le cardinal Léger s’apprête à descendre de la Buick pour être accueilli par Jean Drapeau à l’hôtel de ville. Il ne sera pas le premier ni le dernier à signer le livre d’or en présence du maire. Au fil des ans, nombreuses sont les personnalités qui se sont arrêtées à l’hôtel de ville lors de leur passage dans la métropole. Parmi eux, noton­s la venue de la chanteuse française Édith Piaf quelques mois avant le cardinal Léger ainsi que la visite de la reine Élisabeth II et du duc d’Édimbourg lors de l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959. Impossible également d’oublier la rencontre entre le géné­ral Charles de Gaulle et les Montréalais en 1967, où, du haut du balcon de l’hôtel de ville, il prononça la fameuse phrase «Vive le Québec libre!». Quelques années plus tard, ce sera au tour de Nelson Mandela et de Sa Sainteté le dalaï-lama de signer le fameux livre d’or de la ville. À qui le tour?
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