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Projet de loi 10

Le ministre Barrette prêt à limiter ses nouveaux pouvoirs

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Pour calmer la grogne, le ministre Gaétan Barrette accepte de restreindre les pouvoirs de nomination exceptionnels qu’il s’était donnés dans le cadre de sa vaste réforme du réseau de la santé.

Il se contentera de choisir les hauts dirigeants et les membres des conseils d’administration des nouveaux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) qui seront créés après l’adoption de son projet de loi 10.

Après cette première série de nominations, le processus habituel reprendra. Le ministre de la Santé conservera uniquement un droit de veto lors de la sélection des présidents-directeurs généraux et des présidents des c.a. des établissements, comme c’est le cas actuellement.

«Nul n’est parfait et je ne prétends pas l’être non plus. Alors, on a eu des criti­ques, on a eu des recommandations, on a eu des demandes et on a répondu», a plaidé lundi le Dr Barrette.

Chu de Québec et Hôpital Laval épargnés

Initialement, le projet de loi 10 réduisait le nombre d’établissements dans le réseau de 182 à 28.

Le Dr Barrette en ajoute cinq, dont un CISSS aux Îles-de-la-Madeleine et un autre en Montérégie. Le ministre conserve finalement l’autonomie du CHU de Québec et de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Hôpital Laval), de même que de l’Institut Pinel de Montréal.

Selon lui, les économies de sa réforme estimées à 220 millions $ seront au rendez-vous malgré ces légers changements.

« Changements cosmétiques », dénonce le PQ

Ce qui fait d’ailleurs dire à l’opposition péquiste que les amendements du ministre Barrette ne sont que cosmétiques. «La première fois (avant qu’il nomme les c.a.), il garde tout le contrôle», déplore la députée péquiste Diane Lamarre.

Québec solidaire, pour sa part, continue de dénoncer les «monstres» que veut créer le ministre de la Santé dans les régions du Québec. «Ça n’a aucun sens, on éloigne totalement le pouvoir décisionnel de la population», a soutenu la députée solidaire Françoise David lundi.

Du côté de la CAQ, on voit d’un bon œil les modifications proposées par le gouvernement. «Avec les nominations, il y a un bout de chemin qui a été fait par le ministre», a convenu le député caquiste Éric Caire.

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