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1931-2014

Une légende s'éteint

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Un autre monument du Québec s'est éteint hier soir. Âgé de 83 ans, Jean Béliveau a rendu l'âme à son domicile de Longueuil.

Un autre monument du Québec s'est éteint hier soir. Âgé de 83 ans, Jean Béliveau a rendu l'âme à son domicile de Longueuil.

Il était 23h30 lorsque l’organisation du Canadien a partagé l'information concernant le décès de l'un de ses plus illustres membres. M. Béliveau, qui a agi à titre de capitaine du Tricolore pendant 10 saisons, a succombé à la pneumonie qui l'avait lourdement hypothéqué il y a quelques mois.

«Tous les membres de l’organisation du Canadien sont profondément peinés et touchés par le décès de M. Jean Béliveau. Comme les millions d’amateurs de hockey qui ont suivi la vie et la carrière de ce grand homme, le Club de hockey Canadien pleure aujourd’hui le départ d’un homme dont la contribution au développement de notre sport et de notre société a été immense, a déclaré Geoff Molson, par voie de communiqué. M. Béliveau était un grand leader, un gentilhomme sans pareil et sans contredit le plus grand ambassadeur que le hockey ait connu.»

En 1125 matchs disputés en 18 saisons dans l'uniforme du Canadien, Jean Béliveau a récolté 1219 points, dont 507 buts. Il a ajouté 176 points, dont 79 buts, en 162 rencontres éliminatoires.

En tant que joueur, il a gravé son nom à 10 reprises sur la coupe Stanley. Il a été un rouage important de la séquence de cinq coupes consécutives remportées par le Tricolore entre 1956 et 1960.

Un ambassadeur hors pair

Gentilhomme par excellence, un modèle à suivre tant sur la glace qu’en dehors de la patinoire, il incarnait toutes les qualités de meneur et de joueur dévoué au concept d’équipe.

Parmi les infimes honneurs qui lui sont décernés, son numéro 4 a été retiré dès octobre 1971, et le Temple de la renommée lui a ouvert ses portes dès 1972.

Après sa carrière de joueur, Jean Béliveau a occupé un poste d’administrateur du Tricolore jusqu’en 1993. Inépuisable, débordant de générosité, il n’a jamais cessé de s’impliquer dans la communauté, multipliant les apparitions publiques pour apporter son soutien à des œuvres caritatives.

Homme de principe qui siégeait à un certain moment sur une quinzaine de conseils d’administration, il avait une fois de plus prouvé sa droiture en refusant un poste de sénateur (1993), puis celui de gouverneur général (1994), sous prétexte qu’il avait pris sa retraite du Canadien pour ralentir ses activités, et qu’il se devait donc d’être conséquent.

Reconnu au-delà du monde sportif,il a reçu diverses récompenses, dont celui d'officier de l'Ordre national du Québec et un doctorat honoris causa de l'Université Laval.

Ennuis de santé

M. Béliveau a connu quelques ennuis de santé au cours des dernières années. Une tumeur cancéreuse au cou a été diagnostiquée en l’an 2000, et il avait dû subir des traitements de radiothérapie.

En décembre 2008, un malaise attribué à une chute de pression, alors qu'il assistait aux funérailles de son ami, l'ex-prêtre Paul-Émile Aquin, l'a forcé à séjourner à l'hôpital.

L'ancien joueur du Canadien a également dû être hospitalisé après avoir subi un accident vasculaire cérébral (AVC) le 26 février 2012. Il s'agissait d'un deuxième AVC en un peu plus de deux ans, lui qui avait vécu pareil angoisse en janvier 2010.

L'été dernier, c'est une fracture de la hanche qui l'a maintenu au repos forcé.

Funérailles nationales?

Au cours des prochaines heures, le Canadien déterminera de quelle façon il rendra hommage au légendaire numéro 4.

«L’organisation apportera tout le soutien nécessaire aux membres de l’entourage de Jean Béliveau en ces moments extrêmement difficiles. Nous avons accepté, avec leur accord, de prendre en charge les cérémonies qui se dérouleront au cours des prochains jours», a ajouté M. Molson.

Via son compte Twitter, le maire de Montréal, Denis Coderre, a indiqué que le drapeau de Montréal sera mis en berne en hommage à M. Béliveau.

"En autant que je sois concerné, c'est tout le Québec, le Canada et le monde du hockey qui est en deuil ce soir", a-t-il écrit.M. Béliveau laisse dans le deuil son épouse Élise, sa fille Hélène et ses deux petites-filles, Mylène et Magalie.​

 

 

 

Les grands moments de sa vie
16 décembre 1950
Premier match dans l’uniforme du Canadien de Montréal.
 
1953
Amorce un séjour de 18 saisons consécutives avec le Tricolore. Âgé de 22 ans, Béliveau devient la première recrue à signer un contrat de plus d’une saison avec la formation montréalaise.
 
1956
Remporte la première de 10 coupes Stanley en tant que joueur. Béliveau soulève également les trophées Hart (joueur le plus utile en saison régulière) et Art-Ross (meilleur pointeur en saison régulière).
 
1964
Remporte son deuxième trophée Hart.
 
1965
Est le premier joueur à remporter le trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires.
 
1971
Remporte la dernière de 10 coupes Stanley en tant que joueur. Prend sa retraite au terme de la campagne 1970-1971 et termine avec une fiche de 507 buts et 712 aides, pour 1219 points en 1125 parties dans la LNH.
 
4 octobre 1971
Le numéro 4 de Béliveau est retiré et élevé dans les hauteurs du Forum de Montréal.
 
1994
Refuse le poste de gouverneur général du Canada.
 
1996
Hospitalisé pour un problème cardiaque.
 
1998
A reçu l’Ordre du Canada.
 
1998
Est fait Chevalier de l’Ordre national du Québec, puis Officier (2006) et Grand Officier (2010).
 
2000
Traité pour une tumeur cancéreuse au cou.
 
2010
Admis à l’hôpital général de Montréal pour une apparente crise cardiaque.
 
27 février 2012
Hospitalisé pour un accident vasculaire cérébral.
 
2 décembre 2014
Décès de Jean Béliveau.
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