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Oui aux Jeux, mais...

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Oui, les Jeux olympiques représentent ce qu’il y a de plus gros pour le sport amateur, mais il ne faut pas s’arrêter seulement à ça.

Oui, les Jeux olympiques représentent ce qu’il y a de plus gros pour le sport amateur, mais il ne faut pas s’arrêter seulement à ça.

L’idée des Jeux à Québec pourrait revenir dans l’actualité dans les prochains jours avec la réforme historique que s’apprête à voter le Comité international olympique, en fin de semaine à Monaco. C’est bien d’en faire un rêve, mais il ne faut quand même pas prétendre à un échec si on ne les obtient jamais.

Québec est une belle ville hivernale. Si elle les obtenait, je suis convaincu qu’elle en ferait des Jeux bien organisés, mais il ne faut plus s’entêter à y voir la seule solution possible pour démontrer nos qualités d’organisation et d’accueil.

On est capable d’attirer de beaux événements sportifs sans l’envergure des Jeux olympiques. Si on peut se concentrer à attirer des coupes du monde ou même des championnats du monde dans différentes disciplines, ça procure de bons spectacles et une belle animation dans la ville. Ce type d’événements donne aux spectateurs une grande proximité avec les athlètes comme lors de la Coupe du monde de ski de fond qu’on a eue à Québec en décembre 2012 et le Tour de ski qui se tiendra au Québec et à Canmore en février 2016. Tout ça est bien différent qu’aux Jeux olympiques.

Non aux extravagances

Le CIO annonce vouloir s’engager dans une réforme, mais jusqu’à quel point ça ira réellement? Je ne sais pas jusqu’où le CIO est prêt à reculer quant à la luxure dans laquelle les délégués ont longtemps baigné.

Quand Oslo a retiré sa candidature en vue des Jeux de 2022, les documents que le comité avait publiés pour expliquer la décision révélaient que les exigences du CIO étaient tellement extravagantes que c’était devenu inacceptable.

On raconte que les représentants du CIO n’acceptaient jamais d’avoir deux fois le même menu quand ils se présentaient à un buffet. Il leur fallait toujours un minibar bien rempli dans leur chambre d’hôtel. À Sotchi, on dit que chaque délégué profitait de son propre salon à l’aéroport durant l’attente de son vol. C’était rendu trop.

Par cette réforme, il faudra voir jusqu’à quel point il sera possible d’organiser des Jeux olympiques avec des budgets amplement diminués en comparaison avec ceux de Sotchi. Si l’ensemble des Jeux devait coûter quelque chose comme 25 milliards, oui ce serait déjà deux fois moins cher que ceux de Sotchi, mais ça demeurait dispendieux quand même.

Lillehammer et une autre époque

Ce sujet survient alors que je suis justement à Lillehammer en vue de la Coupe du monde de la prochaine fin de semaine. On perçoit encore l’ambiance olympique dans la ville. De notre hôtel, on voit le stade qui avait été construit pour le ski de fond et le saut à ski. Au haut, on lit encore «Lillehammer 1994».

Cet après-midi, on est allé prendre un café. En marchant dans les rues, on retrouve encore le logo des Jeux de 1994... sur les bouches d’égout!

Le sort du mouvement olympique m’intéressera toujours. Je vais sûrement suivre du coin de l’œil ce qui se tramera à Monaco.

— Propos recueillis par Alain Bergeron

 

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