/news/politics
Navigation
Bélugas en voie de disparition

Québec largue Cacouna

Coup d'oeil sur cet article

TransCanada peut oublier Cacouna et sa pouponnière de bélugas en voie de disparition: l’entreprise albertaine devra trouver un «site alternatif», indique Philippe Couillard.

La décision du premier ministre est basée sur le rapport du Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC), qui estime que le béluga est menacé «d’une disparition du pays imminente.»

«Il m’apparaît difficile de continuer à prévoir un site de port pétrolier avec une information de cette sorte», a laissé tomber M. Couillard hier lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre de l’Alberta, en visite au Québec pour vendre l’oléoduc Énergie Est de TransCanada.

Il invite maintenant le «promoteur» à trouver «des sites alternatifs.»

M. Couillard met ainsi fait à la saga du site de Cacouna, situé dans une pouponnière de bélugas névralgique à la survie de l’espèce emblématique du Saint-Laurent.

C’est un changement de ton pour M. Couillard, qui en septembre affirmait encore que les forages de l’entreprise TransCanada au large de Cacouna étaient nécessaires et devaient se poursuivre pour procéder à l’évaluation environnementale du projet.

Un port ailleurs au Québec

Les deux premiers ministres se sont entendus pour dire que le projet de TransCanada est possible «sans le port de Cacouna», mais qu’un terminal pétrolier serait avantageux pour la province. Le chef du gouvernement albertain Jim Prentice a soutenu qu’un tel ouvrage sur les rives du Saint-Laurent est «désirable.»

M. Prentice, un ancien ministre du gouvernement de Stephen Harper, a d’ailleurs rappelé que tous les Canadiens bénéficient de l’activité économique liée à l’exploitation des sables bitumineux.

M. Couillard estime quant à lui qu’un port de cette nature est souhaitable pour assurer au Québec des «retombées à plus long terme.» Il a par ailleurs fait savoir que l'évaluation environnementale sur le pipeline Énergie Est sur le territoire du Québec ne tiendra pas compte des émissions de gaz à effet de serre produites par l’exploitation du pétrole albertain.

TransCanada n’a pas souhaité réagir aux déclarations de Philippe Couillard.

Commentaires