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Jean Béliveau

Des ainés se souviennent

Marcel Fiset, Roger Juneau, Raymond Nolin et Yvan Émond, résidents à la Résidence St-François de Québec, ont grandi en suivant les prouesses de Jean Béliveau.
Photo Kevin Dubé Marcel Fiset, Roger Juneau, Raymond Nolin et Yvan Émond, résidents à la Résidence St-François de Québec, ont grandi en suivant les prouesses de Jean Béliveau.

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«C’était la vedette à Québec. On allait au Colisée pour voir les As, juste à cause de lui.»

Raymond Nolin, 81 ans, a grandi en suivant les faits et gestes de Jean Béliveau. L’octogénaire, comme plusieurs autres ainés rencontrés à la Résidence St-François de Québec, ont appris avec beaucoup de tristesse le départ de celui qu’on surnommait le «Gros Bill».

«Quand j’ai ouvert mon journal ce matin et que j’ai appris la nouvelle, ça fesse. On ne le connaissait pas personnellement, mais ça ramène plein de vieux souvenirs.»

La vedette de Québec

Jean Béliveau a marqué l’histoire du hockey à Québec par son passage, tout d’abord pendant deux saisons avec les Citadelles, puis deux autres avec les As de Québec.

«Dès ses débuts, il attirait les foules, se souvient quant à elle Michelle (nom fictif), une mordue de hockey qui, encore aujourd’hui, suit avec assiduité les activités des Remparts de Québec. Le Colisée était rempli, on avait du mal à se déplacer. Je me souviens qu’on était jeune et qu’on payait 0,50$ pour une place dans la section des millionnaires, réservée pour ceux qui avaient moins d’argent.»

Cette dernière, qui a suivi Béliveau principalement à son époque avec les Citadelles de Québec, se souvient aussi très bien de la fête organisée pour le remercier d’avoir choisi les As de Québec au profit des Canadiens de Montréal.

«Le Colisée était de nouveau rempli et on lui avait remis une belle voiture, une Nash rouge», se souvient-elle.

Une promenade en canot

Pour Yvan Émond, 86 ans, également résident de la Résidence Saint-François, le décès de Jean Béliveau lui a rappelé un souvenir bien particulier. Ancien comptable agréé, il avait fait connaissance de la femme de M. Béliveau, Élise Couture (Légaré à l’époque, tient-il à préciser), qui travaillait pour la St. Lawrence Manufacturing. M. Émond était engagé pour faire l’état des comptes de l’entreprise.

«Je lui avait dit : «Si vous repassez dans le coin, amenez votre mari et je vais vous amener faire une promenade de canot sur le lac St-Augustin», raconte le sympathique monsieur, qui possédait un chalet à cet endroit.

Monsieur Béliveau et sa femme avaient accepté l’invitation et, après avoir emprunté le canot de son ami, le pianiste Gilles Breton, il avait fait faire une balade au Gros Bill sur son lac.

«C’était un grand bonhomme, on avait l’air de deux petits gars à côté de lui», rigole l’octogénaire, encore bien allumé.

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