/sports/hockey/canadien
Navigation
Jean Béliveau

Des racines à Saint-Simon

Jean Béliveau
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Richard Ouellet, maire de Saint-Simon de 1977 à 2001, a connu Jean Béliveau, le joueur, lorsqu’il évoluait chez les Citadelles de Québec, en 1949.

Richard Ouellet, maire de Saint-Simon de 1977 à 2001, a connu Jean Béliveau, le joueur, lorsqu’il évoluait chez les Citadelles de Québec, en 1949.

Il a ensuite découvert l’homme, M. Béliveau, quelques années plus tard.

«J’ai toujours habité le Bas-Saint-Laurent et je me souviens que, lorsque Jean Béliveau jouait à Québec, j’écoutais ses parties à la radio avec Maurice Descarreaux à la description, à CHRC. Je le suivais bien entendu aussi à travers les journaux. En avril 1953, pendant qu’il défendait les couleurs des As, je lui ai écrit afin de le féliciter, enter autres, pour la coupe que son équipe venait de remporter et de ses nombreux tours du chapeau. Dans l’espoir aussi d’obtenir une photo de lui. J’ai finalement eu ce que je souhaitais.»

M. Ouellet se souvient des circonstances de l’arrivée du «Gros Bill» chez le Tricolore.

«Montréal le voulait, mais son père refusait qu’il signe. Après quatre belles années, à Québec, à 22 ans, il a pu se joindre au Canadien.

«La première fois que je l’ai vu jouer en personne remonte à 1956. Avec Maurice Richard, il avait disputé un match à Mont-Joli. La première fois au Forum était en février 1957. Ce soir-là, face aux Red Wings de Detroit, il avait aidé le Canadien à faire match nul 3-3. Nous nous sommes rencontrés à quelques reprises et il m’a toujours aidé à obtenir des billets pour les parties du Forum, souvent gratuitement. En 40 ans, j’ai dû assister à une quarantaine de matchs à Montréal.»

Son plus beau souvenir remonte au 5 novembre 1995, dans un match opposant la Sainte-Flanelle aux Bruins de Boston, à Montréal.

«Ce soir-là, le Canadien avait vaincu les Bruins au compte de 4-2 et Jean avait enfilé tous les buts de son équipe, dont trois en seulement 44 secondes. Le gardien des Bruins n’était nul autre que Terry Sawchuck.»

Amitié

Au fil des années, une belle amitié s’est installée entre l’homme politique et le hockeyeur.

«Jean est venu chez moi à trois reprises, à Saint-Simon. La première fois, c’était en 1978, à l’occasion du 150e anniversaire de la municipalité. Je lui avais demandé s’il voulait être le président d’honneur et, sans signer de contrat, il a accepté. Jean était un homme de parole.

«Il était revenu en octobre 1978 à l’occasion de l’inauguration d’une usine de la brasserie Molson dans la région. En 1989, il se rendait à son chalet, dans la région de Rimouski, et il n’a pas raté l’occasion d’arrêter avec son épouse.»


Dictionnaire

La plus grande fierté de Richard Ouellet, l’homme à la mémoire phénoménale, est d’avoir faire inscrire le nom de Jean Béliveau dans le dictionnaire Larousse.

«Je suis un collectionneur de Jean Béliveau depuis ses débuts dans le hockey professionnel. En 1956, il est apparu sur la page couverture du magazine Life. La même année, il est devenu le premier joueur de la LNH à obtenir la une du Sports Illustrated. À cette époque, on l’avait surnommé le mousquetaire du hockey. Quant à Colliers, il l’avait comparé à Joe DiMaggio, l’ex-vedette des Yankees. Le Newsweek lui avait collé le surnom de l’homme éclair en raison de sa grande rapidité. Le New York Times avait aussi parlé de lui en 1958. J’ai encore tous ces magasines.

«Pendant dix ans, j’ai écrit à Larousse en lui envoyant des photocopies de tous ces articles. Les dirigeants m’ont finalement écouté.»

Populaire à Ottawa

Jean Béliveau s’est imposé sur la glace, mais aussi à l’extérieur de celle-ci.

M. Ouellet se souvient d’ailleurs de plusieurs éloges que le membre du Panthéon du hockey s’est attirées.

«Dans les années 1960, Jean et le Canadien avaient disputé un match hors concours face aux Sénateurs, à Ottawa. Même s’il endossait l’uniforme de l’équipe visiteuse, il avait reçu une belle ovation de la part des partisans de l’Outaouais. Le lendemain, des journalistes ont écrit, en faisant référence à la politique, que Jean Béliveau était la seule personne à être aussi populaire à Ottawa qu’au Québec.»

D’autres personnalités n’ont pas raté l’occasion de louanger le charismatique monsieur.

«Wayne Gretzky a déclaré que Jean Béliveau était un homme de grande classe, qu’il n’avait aucun défaut. Même le coloré Marcel Aubut y a ajouté son grain de sel. Il avait déclaré que Jean Béliveau était un homme n’ayant jamais fait d’erreurs. Venant d’un personnage comme Marcel Aubut, cette déclaration a de la valeur.»

Commentaires