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Gentilly-2

Le Vérificateur enquêtera sur la vente de feu

L’Assemblée nationale demande des clarifications sur la mise à l’encan des équipements de Gentilly-2

Gentilly 2
Photo TVA NOUVELLES

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Pour la première fois de son histoire, Hydro-Québec a fait l’objet d’une motion unanime de l’Assemblée nationale, hier, qui «mandate le Vérificateur général de faire toute la lumière sur l’opération de vente des équipements de Gentilly-2 à un ferrailleur», sans appel d’offres.

Pour la première fois de son histoire, Hydro-Québec a fait l’objet d’une motion unanime de l’Assemblée nationale, hier, qui «mandate le Vérificateur général de faire toute la lumière sur l’opération de vente des équipements de Gentilly-2 à un ferrailleur», sans appel d’offres.

Le gouvernement Couillard n’a pas fait obstruction à la motion présentée par Gérard Deltell, de la Coalition avenir Québec.

«C’est une question de transparence», a déclaré à notre Bureau d’enquête l’attachée de presse du ministre Pierre Arcand, Véronique Normandin.

«Je pense que c’est une excellente nouvelle pour tous ceux et celles qui ont le souci de la transparence et de la bonne gestion de cette société d’État», a pour sa part déclaré le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, témoin de cette vente de 68 000 $ pour de l’équipement qui a coûté à l’origine des dizaines de millions de dollars.

Jusqu’ici, la société d’État refuse d’en dire davantage pour des équipements de pointe, fabriqués selon des normes nucléaires en Georgie aux États-Unis, à Mississauga en Ontario et en Allemagne, notamment.

L’intervention de l’Assemblée nationale a presque valeur de symbole, puisque le Vérificateur général est présent chez Hydro-Québec depuis l’entrée en vigueur de la loi en 2013.

«Hydro-Québec continuera de collaborer avec le Vérificateur général», affirme de son côté sa porte-parole, Marie-Élaine Deveault.

La porte-parole du Vérificateur général, Lucie Roy, nous a confirmé que, même si le dossier était public depuis le 21 novembre dernier, on ne l’avait pas retenu jusqu’ici.

«Est-ce qu’il aurait été retenu parmi d’autres? Je ne peux vous le confirmer», a ajouté la porte-parole.

Entrepôt presque vide

Trois immenses rotors de turbines sont toujours dans l’entrepôt, a confirmé à notre Bureau d’enquête le président Pierre Robert, de Robert Fer et Métaux de Shawinigan, qui a obtenu le contrat d’Hydro-Québec après avoir été l’un des deux seuls invités pour cet appel de propositions.

Selon lui, il lui en coûtera environ 125 000 $ pour déménager entre 400 et 600 tonnes d’équipements du parc industriel de Bécancour à ses installations de récupération de Shawinigan.

Par ailleurs, une autre entreprise de la région s’est ajoutée aux entreprises régionales frustrées de ne pas avoir été invitées à soumissionner pour l’achat de l’équipement rendu inutile par la fermeture de la centrale par le gouvernement Marois.

«Personne ne nous a approchés», a affirmé à notre Bureau d’enquête Christian Morrissette, actionnaire de Morrissette Fer et métaux, un ferrailleur établi dans la région.

«Ils ont vraiment leurs préférés et c’est toujours les mêmes qui en profitent.»

 

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