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Subban | Béliveau

P.K. Subban devait aller saluer Jean Béliveau ce dimanche

Subban
Photo Journal de Montréal, Éric Carrière

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ST. PAUL | «J’ai rencontré Jean Béliveau à l’âge de 10 ans et j’ai su dès lors que je voulais jouer pour le Canadien.»

Sur son compte Twitter, P.K. Subban a été l’un des premiers à commenter le décès de l’ancien capitaine du Canadien, un peu avant minuit mardi soir.

«Peut-être n’ai-je pas respecté le protocole de l’équipe, mais je sentais le besoin de souligner cette grande perte», a indiqué le défenseur du Tricolore après l’entraînement matinal de son équipe à St. Paul, hier.

Subban, comme tous les autres membres de l’organisation, n’avait évidemment que des éloges à formuler à l’endroit du Gros Bill.

«Un être d’exception», a-t-il fait remarquer.

C’est d’autant plus malheureux que Subban devait aller saluer Béliveau à sa résidence de Longueuil ce dimanche.

«Sa fille avait tout organisé, a-t-il admis. C’est dommage, je n’aurai pas la chance de le faire.»

Rencontre mémorable

«Il n’y a pas de mots pour décrire l’impact que cet homme a eu non seulement pour le hockey, mais au sein de la communauté en général, a poursuvi Subban. Il aura été le parfait gentleman.»

Le défenseur du Canadien a décrit sa première rencontre avec Béliveau comme étant mémorable. Déterminante, même, pour son cheminement de carrière.

«Je jouais pour les Reps de Mississauga, a relaté Subban, et l’équipe l’avait invité à venir assister au match. Il est ensuite venu dans le vestiaire. Avec sa stature, il était impressionnant.

«Béliveau nous avait encouragés à persévérer avec des mots d’une grande sagesse. Ce sont des paroles que je n’ai jamais oubliées.

«Je me souviens de la réaction de mon père qui m’accompagnait. Il était plus ému que moi, tellement ému qu’il a pleuré en serrant la main à monsieur Béliveau.

«Mon père l’a vu jouer au hockey, c’était l’une de ses idoles. Il a été témoin de ses exploits et a pu mesurer l’influence qu’il a exercée auprès du public.»

Le départ d’une légende

Pour Subban, le hockey perd un de ses grands bâtisseurs, un personnage qui a marqué son sport.

«Je m’estime chanceux, privilégié en fait, de l’avoir côtoyé à quelques reprises lors de diverses activités.»

Béliveau a pris la peine de le féliciter personnellement quand il a signé son lucratif contrat en juillet dernier.

«Quand tu penses à des légendes du hockey, c’est un des premiers noms qui te viennent à l’idée, a indiqué Subban. Au même titre que les Gordie Howe, Wayne Gretzky et Bobby Hull.»

 

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