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Pacioretty | Béliveau

Un autographe inoubliable

Pacioretty conserve précieusement une photo signée par le capitaine

Max Pacioretty
Photo Ben Pelosse Max Pacioretty

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ST. PAUL | Max Pacioretty portait déjà le chandail du Canadien, mais il retombait dans la peau d’un partisan quand il croisait Jean Béliveau.

À quelques heures du match contre le Wild au Minnesota hier, Pacioretty a longuement parlé du décès de l’une des figures mythiques du Tricolore.

«Je me souviendrai toujours quand il a autographié une photo de lui pour moi, a raconté le numéro 67. Sa signature était tout simplement parfaite. Il a pris son temps pour écrire son nom et c’était possible de lire chacune des lettres avec son numéro 4 à la fin. Il faisait vraiment tout à la perfection et avec classe. Il s’agit juste d’un petit exemple, mais je n’oublierai jamais ce moment.

«Je garde précieusement cette photo à la maison, a-t-il poursuivi. C’est une photo de Jean contre les Rangers de New York. Je l’avais reçue à un tournoi de golf il y a trois ou quatre ans et j’ai demandé plus tard à Jean s’il pouvait me l’autographier. J’ai placé la photo dans un cadre et elle a une place importante dans mon sous-sol.»

Le parfait meneur

Natif de New Canaan au Connecticut, Pacioretty a réalisé l’impact de monsieur ­Béliveau à ses débuts avec le Canadien.

«En grandissant aux États-Unis, je connaissais vaguement l’histoire du Canadien et de Jean. À mon arrivée à Montréal, il est l’une des premières personnes sur qui j’ai lu. Il a tellement eu un impact important pour le Canadien, mais aussi la ville de Montréal, la province du Québec et le reste du Canada.»

«Il laisse un immense héritage. À mes yeux, il n’y a jamais eu un aussi grand meneur que lui. Évidemment, je ne l’ai pas vu jouer, mais j’ai entendu plusieurs histoires à son sujet. Ce qui me fascine le plus, c’est qu’on ne raconte jamais un seul mauvais mot quand on parle de lui.»

Pacioretty, l’un des quatre adjoints de l’équipe cette saison, se donnera un difficile mandat, celui d’agir avec la classe et l’élégance du ­numéro 4.

«Il a toujours agi avec classe. J’aimerais devenir un meneur comme lui. Il m’a permis d’ouvrir mes yeux pour comprendre comment agir sur la glace et à l’extérieur. Si l’équipe cherche un modèle idéal pour ses joueurs, il est la parfaite personne.»

L’équipe avant les statistiques

Jean Béliveau a toujours dit qu’il voulait qu’on se souvienne de lui comme d’un bon coéquipier et non pour ses 507 buts ou 1219 points en 1125 matchs avec le Canadien.

«Je n’ai aucune idée de ses statistiques personnelles, je sais surtout qu’il a gagné la Coupe Stanley à 10 reprises et qu’il était un grand capitaine, a dit Pacioretty. On pouvait sentir sa présence quand il était dans les gradins du Centre Bell. Après un match, Jean restait souvent dans le tunnel avant notre entrée dans le vestiaire. Il n’avait pas besoin de dire un seul mot, on savait qu’il était là. Il avait une aura gigantesque.»

 

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