/news/politics
Navigation
Autobus | Québec

Labeaume n’exclut pas les bus québécois

Coup d'oeil sur cet article

Régis Labeaume se réjouit de l’ouverture du provincial à l’éventualité d’importer des autobus belges, mais il ne ferme pas la porte à un modèle québécois s’il répond à ses besoins.

Le maire de Québec a été attiré par les longs autobus articulés de la compagnie belge Van Hool. L’ExquiCity 24, un modèle de 24 mètres double articulé qui peut transporter 175 personnes, lui a particulièrement tapé dans l’œil.

Devant cette concurrence, la société québécoise Nova Bus, fournisseur quasi unique des bus à Québec et à Lévis, envisage d’offrir ce type de véhicules qui seraient utilisés comme SRB (Service rapide par bus).

M. Labeaume est prêt à regarder leur produit, mais il souligne qu’il va opter pour ce qui est le plus attrayant et confortable.

«Je ne suis pas fou, s’il y a un produit aussi bon, performant et accueillant, on va acheter québécois. Mais pour l’instant il n’y en a pas», a-t-il noté.

Le maire est rentré à Québec hier content d’avoir pu visiter les installations de Van Hool. Il est de plus en plus séduit par ce type de véhicule. «Quand je l’ai vu, je me suis dit : ça peut marcher en tabarouette», a-t-il dit.

Le maire n’a pas apprécié les critiques du chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Paul Shoiry, qui a accusé le maire d’être un «imposteur» qui fait une «parade» en visitant un constructeur en Belgique.

«Je pense que M. Shoiry devrait se calmer un petit peu. On ne l’a pas entendu pendant un an et là on dirait un adolescent euphorique», a répliqué M. Labeaume.

Poëti nuance

Le ministre des Transports, Robert Poëti, a nuancé ses propos confiés la veille au Journal.

« Hier, on m’a posé la question à savoir, M. Labeaume regardait des types d’autobus, ce que j’en pensais, a relaté M. Poëti. Alors premièrement je ne l’ai pas vu l’autobus, il ne m’a pas présenté le modèle qu’il regarde. Il y a quand même des normes au Québec, au Canada sur les importations. »

Le ministre Poëti a répété qu’il était n’était « pas fermé » à regarder la possibilité d’autoriser l’importation de ces véhicules au Québec.

Avec la collaboration de Marc-André Gagnon

Commentaires