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Gab Roy

Quel organisme acceptera d’accueillir Gab Roy?

Gab Roy
Photo d'archives Gab Roy

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L’ex-blogueur Gab Roy pourrait avoir de la difficulté à réaliser ses 500 heures de travaux communautaires dans un organisme venant en aide aux femmes violentées, un engagement qu’il a pris avec les avocats de Mariloup Wolfe.

Quel organisme acceptera de l’accueillir comme bénévole, considérant qu’il est en attente d’un procès pour contact sexuel sur une mineure et d’un autre pour harcèlement?

D’emblée, très peu d’hommes travaillent dans des organismes venant en aide aux femmes violentées. «Quelques fois, il y a des hommes qui s’occupent de la maintenance, mais c’est extrêmement encadré. Ils ont des règles à suivre», explique la directrice de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Manon Monastesse.

Contacts sexuels

Outre ses démêlés avec Mariloup Wolfe, Gab Roy est en attente de deux procès, l’un pour contact sexuels, incitation à des contacts sexuels et leurre sur une adolescente de 15 ans, l’autre pour harcèlement contre la chroniqueuse Sophie Durocher.

«Même quand on a eu des porte-paroles masculins, pour une bonne cause, on a vu des réactions, des enfants aller se cacher ou se sentir menacés. Il y a tout un processus qui doit être mis en place, même quand on parle d’hommes qui sont là pour soutenir la cause», fait valoir Manon Monastesse. «Donc pour quelqu’un qui est reconnu pour avoir des propos violents, je suis perplexe, je ne sais pas comment ça va se faire.»

Même son de cloche chez SOS violence conjugale. «D’aucune façon il ne peut avoir accès au lieu. En partant, c’est un homme, mais en plus c’est quelqu’un qui est accusé d’actes de violence», souligne la responsable de communications, Claudine Thibaudeau.

Être créatives​

Mais les organismes ont toujours besoin de bénévoles. «En ce moment, avec les coupures, ils ont souvent des besoins pour des tâches comme mettre des affiches ou des choses comme ça», mentionne Claudine Thibodeau.

«Est-ce qu’un groupe peut utiliser ses services sans lui permettre l’accès au lieu? Pour monter un site web ou un travail comme ça? À la limite, peut-être. Mais je suis assez certaine qu’il n’y a pas un groupe qui travaille avec des victimes de violence qui lui permettrait l’accès aux locaux. Il faudrait être créatives dans ce qu’on pourrait lui faire faire comme travail. Ce serait complexe», dit-elle, soulignant que la priorité, pour les organismes, c’est la sécurité des victimes et de leurs enfants.

Pour Manon Monastesse, la question est sans-équivoque. «S’il y a une cause pendante pour contact sexuel, non. Tant que la cause n’a pas été entendue et qu’il n’y a pas un verdict... Parce que, s’il est reconnu coupable, c’est automatiquement non. Il ne peut pas venir faire des heures chez nous c’est impossible», indique-t-elle

La directrice écorche, au passage, ce qu’elle appelle les «sentences bonbon». «Souvent, dans des cas où il y a eu de la violence ou du harcèlement, ça se règle hors cour. Est-ce qu’on envoie un message clair à l’effet que, la violence, c’est inacceptable? Quel est le message que la société envoie?» se questionne-t-elle.

Poursuite en diffamation

Rappelons que Gab Roy et Mariloup Wolfe ont conclu une entente hors cours. L’ex-blogueur s’est engagé à réaliser 500 heures de travaux communautaires auprès d’organismes venant en aide aux femmes violentées.

Mariloup Wolfe s’est tournée vers les tribunaux, le 8 mars dernier, après que Gab Roy ait publié sur son blogue un texte intitulé «Shotgun sur Mariloup Wolfe», décrivant son fantasme d’avoir une relation sexuelle avec la comédienne.

Celle-ci réclamait la somme de 300 000$ pour atteinte fautive et intentionnelle à sa vie privée, à son image à sa dignité personnelle et à sa réputation professionnelle.


 

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