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Finances

Le gouvernement va trop loin, disent le PQ et la CAQ

PQ, Pierre Karl Peladeau
Photo Archives / Agence QMI Pierre Karl Péladeau.

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Après avoir noirci l'état réel des finances de l'État, le gouvernement Couillard va trop loin dans l'effort financier demandé aux familles, dénoncent le PQ et la CAQ.

«La situation est bien moins catastrophique que ce que le gouvernement essaie de faire croire. C'est très grave à l'égard de la population. Nous avons un devoir d'honnêteté intellectuelle. J'ai bien peur que la situation économique va se détériorer, les contribuables ont moins d'argent dans leurs poches», a observé ce matin le député péquiste de Saint-Jérome Pierre-Karl Péladeau.

«C'est une grande supercherie mise au jour par le contrôleur des finances qui a dit que le vrai déficit est à 2,8 milliards, pas à 5 ou 7 milliards, a exposé pour sa part le chef intérimaire du Parti québécois Stéphane Bédard. À son avis, la ponction fiscale de 1,4 milliard $ pratiquée cette année dans les poches des contribuables particuliers viendra plomber l'économie.

Le chef de la CAQ François Legault suggère au gouvernement de soustraire 22 000 employés de la liste de paye de l'État pour éliminer le déficit. Il y a 220 000 fonctionnaires dans la fonction publique et parapublique qui ne donnent pas de service à la population. «Au lieu d'augmenter les taxes et les tarifs on pourrait couper 10% des postes dans la bureaucratie et économiser 2,3 milliards de salaires», a martelé M. Legault.

Interpelé au salon bleu, le premier ministre Philippe Couillard a plaidé que les libéraux et le Vérificateur général du Québec, dans un rapport remis en juin, avaient additionné les engagements non budgétés par le Parti québécois avant les élections l'an dernier pour arriver à un déficit anticipé de 5 milliards.

À la CAQ, M. Couillard a répondu que le gouvernement devait d'abord déterminer combien de personnes travaillent pour l'État avant de réduire les effectifs.

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