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Studios Mel's

PKP a enfreint le code d’éthique des députés

Le baron de la presse ne sera pas sanctionné

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Pierre Karl Péladeau a enfreint le code d’éthique des députés en intervenant dans un dossier qui concerne Québecor. Le magnat de la presse s’en tire avec une tape sur les doigts: aucune sanction ne lui sera imposée.

Le député de Saint-Jérôme est intervenu directement auprès d’Investis­sement Québec et du ministre Jacques Daoust afin que Vision Globale, propriétaire des studios de cinéma Mel’s, une entreprise sur laquelle Québecor avait des visées, demeure entre les mains d’intérêts québécois.

Pierre Karl Péladeau a violé le code d’éthique des élus de l’Assemblée nationale en agissant de la sorte, conclut le Commissaire à l’éthique, dans un rapport de 22 pages rendu public hier.

« De bonne foi »

«Le député de Saint-Jérôme me semble avoir agi de bonne foi pour faire valoir sa conviction sur l’importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d’une entreprise d’ici», ajoute Jacques Saint-Laurent.

Groupe TVA a finalement acquis les actifs de Vision Globale pour 118 millions de dollars le mois dernier. L’offre de Québecor a été préférée à celle de Clearlake Capital, un fonds d’investissement américain, ­spécialisé dans le secteur du cinéma.

Le principal intéressé admet son erreur. «Je n’aurais pas dû intervenir spécifiquement sur cette question», a-t-il réagi après le dépôt du rapport du commissaire. Cet épisode ne démontre pas du tout que les deux chapeaux de député et d’actionnaire de contrôle d’un empire médiatique causent problème, selon PKP.

«Le code (d’éthique) est clair, lorsqu’il s’agit d’un intérêt distinct, je dois me retirer des débats. Ceci étant, ça n’arrive pas en permanence», a-t-il plaidé hier.

Au contraire, pour ses adversaires politiques, c’est la preuve que sa situation est intenable. «Ça illustre la difficulté qu’il y a pour M. Péladeau, considérant ses activités commerciales, à faire le travail qu’il a à faire ici, à l’Assemblée nationale», a réagi le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier.

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