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Théâtre La licorne

Un regain de fraîcheur pour les Contes urbains

Brigitte Poupart
Photo Courtoisie Brigitte Poupart, metteure en scène et conteuse dans la pièce Contes urbains.

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Parfois les styles changent, et il arrive que ce soit pour le mieux. C’est le cas de la cuvée 2014 des Contes urbains à l’affiche au Théâtre La licorne. Des contes de bon goût, agréablement racontés par huit talentueuses conteuses. Un nouveau souffle de fraîcheur pour les fêtes!

C’est sur une note parfois dramatique, tantôt tout en humour que le chapitre des Contes urbains se referme. Si par cette vingtième édition on tire un trait sur cette tradition, on peut certainement dire que tant les auteurs que les conteuses (toutes des femmes) se sont surpassés pour cette dernière édition. La metteure en scène, Brigitte Poupart, a non seulement bien exploité le talent de chacune des conteuses de générations différentes, mais elle a aussi réussi à créer une dynamique originale, où certaines conteuses interagissent par moment entre elles. Une nouvelle façon de faire... après 20 ans.

Huit bonnes conteuses

Même si la comédienne France Arbour demeure sur scène durant tout le spectacle, pour finalement clôturer la pièce avec son conte, c’est la talentueuse Diane Lavallée qui a donné le coup d’envoi à la cuvée 2014. Son conte, Le joyeux Noël de Sophie, signé Stéphane Jacques est merveilleusement bien écrit et tout aussi bien raconté. L’histoire est celle d’une ex-recherchiste qui a sauté les plombs en raison de l’attitude, pour le moins invraisemblable, de ses voisins. Exaspérée, elle ira jusqu’à agresser le couple et leurs chiens. Raconté tout en humour, on comprendra qu’elle appréhende son procès qui se tiendra après les fêtes.

Snob, écrit par Stéphane Lafleur, s’est aussi démarqué par le talent de Brigitte Poupart qui prenait également part au spectacle. Une belle façon de reconnaître le bon goût nous est ainsi racontée. C’était rafraîchissant!

Sur une note plus dramatique, mentionnons celui de Sandrine Bisson, La fille de Francine, écrit par Marcel Pomerlo, où il y a matière à réflexion sur le destin de la vie et sur ces femmes qui mènent de difficiles combats.

Par ailleurs, Michelle Blanc, devenue conteuse pour l’occasion, nous a agréablement surpris par son conte aux allures autobiographiques qu’elle signait.

Comme il y a toujours exception, le regain de fraîcheur a disparu avec le dernier conte Cocaline, d’Yvan Bienvenue qui, malheureusement, détonnait avec les autres. Lui qui a signé une grande partie des Contes urbains par les années passées a poursuivi sa propre tradition dans la grossièreté. Que voulez-vous, il y a ceux qui ne sauront jamais ce qu’est le bon goût. Heureusement, le talent de la conteuse France Arbour a permis d’amoindrir les dégâts en utilisant l’humour comme ultime défense.


Contes urbains, à l’affiche jusqu’au 20 décembre au Théâtre La Licorne

 
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