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Punir un enfant pour obtenir la vérité crée l’effet inverse

Victoria Talwar, professeure au Département de psychopédagogie e
Victoria Talwar

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Menacer de punir un enfant pour qu’il dise la vérité est la dernière chose à faire. C’est ce que concluent des chercheurs de l’Université Mc Gill qui ont mené une expérience auprès de 372 enfants de 4 à 8 ans.

Menacer de punir un enfant pour qu’il dise la vérité est la dernière chose à faire. C’est ce que concluent des chercheurs de l’Université Mc Gill qui ont mené une expérience auprès de 372 enfants de 4 à 8 ans.

«Le fait de punir un enfant ne l’incite pas à dire la vérité», affirme Victoria Talwar, chercheuse principale de l’étude, professeure au Département de psychopédagogie et de psychologie du counselling.

Son équipe a filmé un enfant laissé seul dans une pièce pendant une minute.

Derrière lui se trouvait un jouet qu’il avait pour consigne de ne pas regarder en l’absence du chercheur.

Lorsque ce dernier revenait, il demandait à l'enfant si pendant son absence il s'était retourné pour regarder le jouet.

Un peu plus des deux tiers des enfants ont désobéi et regardé le jouet. Environ le même nombre d'enfants, soit 67% ont menti. Plus les enfants étaient vieux, moins ils avaient tendance à regarder le jouet mais plus ils étaient susceptibles de mentir.

Faire plaisir

«Nous avons tendance à condamner le mensonge et à dire aux enfants que c’est mauvais alors qu’il faudrait plutôt faire la promotion de l’honnêteté», souligne Mme Talwar.

Ainsi, les enfants qui mentaient le moins sont ceux à qui on demandait de dire la vérité pour faire plaisir à un adulte, parce que c’était la bonne chose à faire ou parce qu’ils se sentiraient bien de le faire.