/news/politics
Navigation

Un peu de répit pour les commerces

Un peu de répit pour les commerces
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Coup d'oeil sur cet article

En raison du climat économique plus difficile, l’administration Labeaume a choisi de donner un peu de répit aux gens d’affaires en 2015.

Les immeubles non résidentiels sont généralement imposés à un taux de 1% supérieur à l’inflation, mais en 2015, la hausse sera de 0,5% supérieure à l’inflation, pour atteindre2,3%.

«C’est une bonne nouvelle, a lancé Pierre Dolbec, de la Corporation des parcs industriels de Québec. C’est un recul historique et l’écart avec les taxes résidentielles est moins grand qu’avant.»

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) croient cependant que l’écart de taxation entre le résidentiel et le commercial demeure «trop élevé» et demandent à la Ville de réduire davantage ses dépenses.

«Cette augmentation – qui s’ajoute à celle des années précédentes – pourrait avoir un impact dommageable sur la compétitivité et la productivité des entreprises», a soutenu Éric Lavoie, le président du conseil d’administration de la CCIQ.

Galeries de la Capitale

Le maire Labeaume a par ailleurs averti hier les gens d’affaires qu’une taxe spéciale «Galeries de la capitale» pourrait faire augmenter leur compte de taxe en 2016.

Le centre commercial a contesté la mesure «Robin des bois» adoptée par la Ville en 2013 afin de faire payer davantage les plus gros commerçants pour diminuer le fardeau fiscal des plus petits. Pour les Galeries de la Capitale, cela s’est traduit par l’envoi d’un deuxième compte de taxes de 1,2 million $, en 2013.

Le centre a eu gain de cause en cour, mais la Ville conteste la décision.

«Ils ont gagné et on devrait leur rembourser 1,2 million, alors là, l’appel s’en vient. S’ils ne laissent pas tomber leur cause, on devra taxer les commerces pour ce 1,2 million. On leur dit que s’ils ne veulent pas avoir cette taxe spéciale à leur nom, ils ont juste à laisser tomber la poursuite», a affirmé Régis Labeaume.

Le centre commercial de Québec a renvoyé Le Journal à son propriétaire, le Groupe immobilier Oxford, qui n’a pas répondu à nos appels.