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Un enquêteur du SPVM accusé de menaces de mort contre Pierre Moreau

Pierre Moreau
Photo Le Journal de Québec

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Un enquêteur de la police de Montréal vient d’être accusé de menaces de mort à l’endroit du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.

Les menaces à l’endroit du ministre Libéral seraient liées au projet de loi 3 sur la refonte des régimes de retraites des policiers municipaux.

Selon l’avocat qui a brièvement représenté le policier lors de sa comparution, les menaces à l’endroit de Pierre Moreau n’ont pas été proférées directement. «C’est en regardant un reportage télévisé portant sur les régimes de retraites qu’il aurait manifesté l’intention d’aller régler personnellement le cas du ministre.» a affirmé Me Guillaume Binette.

Il semble donc que l'accusation de menace dont la preuve relève beaucoup plus du ouï-dire que d'une preuve directe.

D’après les informations obtenues par notre Bureau d’enquête, le sergent détective est toujours détenu après avoir été arrêté par la police de Terrebonne mardi. Il reviendra en cour vendredi pour subir son enquête sur remise en liberté au Palais de justice de Saint-Jérôme.

Harcèlement et menaces de mort

Le sergent détective qui travaille dans un des quatre centres opérationnels de la Ville de Montréal fait face aussi face à six autres accusations liées à une affaire de violence domestique.

La conjointe du policier «s’est rendue elle-même en début de semaine au poste afin porter plainte contre lui» selon le capitaine Sylvain Théoret de la police de Terrebonne. Il a été arrêté peu après.

En plus d’avoir présumément menacé de s’en prendre aux ministres des Affaires municipales, le policier de 44 ans fait face à six autres accusations de harcèlement, de menaces de mort et de voies de fait à l’endroit de sa femme et de ses enfants. Une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler l’identité de l’accusé afin de protéger les enfants.

Impulsif et colérique

Selon des enquêteurs qui ont côtoyé l’accusé alors qu’il travaillait pour l’Escouade de la moralité du SPVM, celui-ci aurait un problème d’impulsivité et de gestion de la colère. «Il avait des sautes d’humeur très fréquentes et se mettait en colère pour un rien» affirme l’un de ses anciens confrère.

L’employé du SPVM est maintenant représenté par un avocat de la Fraternité des policiers et policières de Montréal. La direction du service de police se réunira jeudi matin afin de décider quelles mesures disciplinaires ou administratives seront prises à son endroit.

 
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