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Aide à la science: Luc Langevin dénonce des coupes

Luc Langevin
photo courtoisie

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L’illusionniste Luc Langevin dénonce le gouvernement Couillard, qui a fait disparaître d’un coupde baguette magique un important programme d’aide à la science.

L’illusionniste Luc Langevin dénonce le gouvernement Couillard, qui a fait disparaître d’un coupde baguette magique un important programme d’aide à la science.

Le Bureau parlementaire a appris que les expo-sciences, qui permettent à des milliers de jeunes élèves de participer à un concours scientifique au plan local, régional et national depuis 50 ans, neseront plus financées par Québec. L’agence Science-Presse et la revue Les Débrouillards ont subi le même sort.

«Ça va avoir un impact majeur sur la vie de nos enfants. C’est à ce moment qu’il faut les faire rêver pour qu’ils se dirigent ensuite vers les sciences naturelles et le génie», a lancé M. Langevin, 31 ans, en entrevue avec Le Journal.

Plus jeune, le porte-parole des Expos-Sciences a lui-même participé à ce concours. «Ça m’a fait découvrir les atomes et les molécules et ça m’a permis de rêver», a ajouté M. Langevin, qui a amorcé un doctorat en physique à l’Université Laval et qui n’aurait peut-être pas opté pour la magie sans cette initiation précoce aux sciences.

Activités en péril

Pourtant, le gouvernement affirme que les expos-sciences «ne cadraient pas avec le développement de la relève scientifique», a expliqué Roland Grand’Maison, directeur généraldu Conseil dedéveloppementdu loisir scientifique.

«On va se battre pour que ça reste en vie, mais ça va être difficile», estime ce dernier. Du jour au lendemain, l’organisme perd 350 000 $, soit 40 % de son budget. D’autres activités sont aussien péril. Le Club des Débrouillards, qui «propose aux jeunes de 4 à 12 ans de s’initier concrètement à l’univers scientifique» en réalisant en classe les expériences de la célèbre revue,écopera.

Québec, pour qui la promotion de la science n’est plus une priorité, a également mis la hache dans l’agence Science-Presse et la revue Les Débrouillards, qui se voit priver d’une subvention de 175 000 $.

L’unique agence de presse scientifique au Canada et la seule du monde francophone a été avisée hier qu’elle perdait l’ensemble des subventions accordé par le gouvernement du Québec (120 000 $) à partir de l’an prochain. Près de 70 % de son budget dépend de ces subsides.

Le sous-ministre à l’Économie a fait savoir à l’Agence Science-Presse que «la promotion de la science ne fait plus partie des priorités du gouvernement».