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Il y a 20 ans, Céline et René se disaient «oui, je le veux»

René Angelil
Normand Pichette / Le Journal de

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C’était l’événement de l’année. Le 17 décembre 1994, Céline Dion et René Angélil se sont mariés à la basilique Notre-Dame de Montréal, devant 500 invités, dont plusieurs vedettes québécoises.

C’était l’événement de l’année. Le 17 décembre 1994, Céline Dion et René Angélil se sont mariés à la basilique Notre-Dame de Montréal, devant 500 invités, dont plusieurs vedettes québécoises.

Retour sur ce conte de fées célébré en grande pompe.

Voilà déjà 20 ans que Céline et René se sont dit oui. Et ce mariage, sans aucun doute l’un des plus importants à avoir été célébrés au Québec, semble encore frais dans nos mémoires.

Déjà une vedette internationale à l’époque, Céline Dion n’a pas fait les choses à moitié pour cette grande journée auprès de René Angélil. Le couple, qui avait annoncé publiquement son idylle un an plus tôt, avait choisi de convoler en justes noces à la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, faisant fi des conseils de certaines personnes de leur entourage, qui leur avaient suggéré de se marier plutôt dans l’intimité de Los Angeles ou Las Vegas.

Céline et René voulaient célébrer leur amour en compagnie de leurs proches. En tout, ce sont près de 500 personnes qui ont été invitées au mariage. Parmi celles-ci, on comptait Luc Plamondon, Michel Jasmin, Sonia Benezra, Marcel Aubut, Michel Bergeron, Guy Cloutier, Patrick Roy, Anthony Kavanagh, Mario Pelchat et René Simard.

La valeur du mariage, en comprenant la cérémonie qui a suivi, à l’hôtel Westin Mont-Royal, avait été estimée à un demi-million de dollars. À elles seu­les, les fleurs avaient coûté entre 100 000 $ et 200 000 $. Les préparatifs pour cette journée avaient duré trois mois et avaient nécessité le travail de 800 personnes.

L’appui du public

Céline et René ont patienté pendant cinq ans avant d’annoncer publiquement leur amour, lors du lancement de l’album  The Colour of My Love, en 1993. Et avant de se marier, ils souhaitaient avoir l’appui du public.

«Je n’avais pas le droit de décevoir les gens, avait dit la chanteuse. Certains de mes amis m’ont souvent dit: “Tu as le droit à ta vie, Céline, ne te préoccupe pas de ce que peuvent penser Monsieur et Madame Tout-le-monde.” Mais c’est trop facile d’agir ainsi. Je suis un personnage public et sans eux, je ne suis plus rien, je n’ai plus de gagne-pain.»

«Céline doit tout à son public, avait ajouté René. Oui, cela nous aurait vraiment dérangés qu’il ne nous accepte pas comme couple.» Lorsqu’ils sont devenus mari et femme, René Angélil avait 52 ans et Céline, 26 ans.

Un conte de fées

Sans surprise, le mariage a attiré près de 200 médias de partout sur la planète, dont  The National Enquirer, Entertainment Tonight et  Paris Match. Peu de temps après avoir officialisé leur union, Céline et René avaient rencontré les journalistes. «Céline est la femme de ma vie. C’est certain. Je suis ravi de la femme qu’elle est devenue. Si pure, si belle en dedans. Elle a de belles valeurs», avait dit René au Journal.

«C’est merveilleux de partager un conte de fées, a ajouté Céline. J’ai vécu cette journée instant par instant. Je l’attendais depuis toujours. René, c’est l’homme de ma vie. Il accepte tout de moi y compris mes défauts.»


Une robe et un diadème très lourds

La mariée a souffert

Pour l’événement le plus important de sa vie, Céline Dion avait voulu être une princesse. Après avoir magasiné une robe à New York et à Paris, elle a opté pour une création de la designer montréalaise Mirella Gentile.

«Je voulais une robe de fée, une robe de rêve, avait-elle dit aux médias, la journée de son mariage. J’en paie le prix aujourd’hui parce qu’elle est très lourde.»

La robe, d’un blanc immaculé, avait nécessité plus de 1000 heures de travail et comprenait une imposante traîne d’une dizaine de mètres, qui a été soutenue à l’église par les huit sœurs de Céline.

Mais au-delà de la robe, ce qui a le plus marqué l’imaginaire, c’est l’énorme diadème que Céline portait sur la tête.

La tiare pesait sept livres et était composée de 2000 cristaux autrichiens. Pour qu’elle puisse bien tenir en place, il avait fallu la coudre à travers les cheveux de la chanteuse. Céline dira plus tard, en entrevue, qu’elle y a laissé quelques cheveux quand elle l’a enlevée...

Dans le cas de Céline Dion, le dicton «il faut souffrir pour être belle» n’aurait pu être plus approprié.